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Ouganda: depuis le 1er juillet, près de 2 millions $ de taxes déjà collectés sur le Mobile Money et les réseaux sociaux

(Agence Ecofin) - Le gouvernement d’Ouganda a révélé le 17 juillet 2018 avoir déjà collecté la somme de 7 milliards de shillings (1 895 929 dollars US) représentant la somme des taxes sur le Mobile Money et les réseaux sociaux, entrées en vigueur le 1er  juillet 2018.

D’après le ministre des Finances, David Bahati qui s’exprimait sur le sujet face à la presse le 17 juillet 2018, au lendemain du conseil de cabinet, la seule taxe sur le Mobile Money a généré 5 milliards de shillings (1 354 235 dollars US) alors que le montant attendu était de 2,5 milliards de shillings (677 117 dollars US).

Selon le ministre des Finances, le conseil de cabinet a décidé également de n’imposer que les retraits d’argent. David Bahati a souligné que ces changements- la réduction de la taxe de 1% à 0,5% et la seule imposition des retraits- n’aura pas d’impact sur les prévisions financières du gouvernement au regard du succès enregistré dans ce segment.

« Nous nous attendons à collecter 118 milliards de shillings si nous facturons le prélèvement de 0,5% sur les retraits seulement. C’est toujours plus que les 115 milliards de shillings que nous avions estimés.», s’est réjoui le ministre.

Pour la taxe sur les réseaux sociaux, le gouvernement a refusé de la retirer comme souhaité par les consommateurs. Le ministre des Finances a indiqué avoir déjà demandé à la Commission des Communications (UCC) d’interdire l’usage des VPN dans le pays, afin de contrer tous ceux qui voudraient utiliser les réseaux sociaux en contournant la taxe.

Le Rwanda signe un accord de développement du nucléaire avec la Russie

(Agence Ecofin) - Le Rwanda vient de signer avec la Rosatom, la compagnie nucléaire russe, un mémorandum d’entente relatif à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Cet accord, le premier du genre, permettra la mise en place des fondations légales d’une coopération bilatérale dans le domaine.

La coopération inclura le développement d’infrastructures nucléaires dans ce pays africain, mais également la mise en place de programmes publics de sensibilisation et d’information sur les technologies nucléaires, leur utilisation, ainsi que le rôle des isotopes et des technologies de radiation dans des domaines tels que l’agriculture, la santé ou l’industrie.

Le Rwanda et la Rosatom mettront en place des groupes de travail conjoints qui auront à charge d’identifier, de manière plus précise, les différents projets qui pourraient être réalisés. La prochaine étape de cette aventure commune sera la mise en place de l’accord intergouvernemental Russie-Rwanda, régissant les relations bilatérales en matière de nucléaire.

Les téléphones, ces tueurs insoupçonnés et efficaces de la planète

Vous achetez compulsivement tous les derniers iPhones? Il n'y a pas de quoi être fier…

Tous les ans, vous changez de téléphone. Vous venez d'acheter une enceinte connectée pour aller avec votre montre connectée. Mais quand vous rechargez votre téléphone à la gare, vous pédalez –alors ça va. En réalité, pas tant que ça. Une étude confirme qu'acheter un nouveau smartphone consomme plus d'énergie que d'utiliser le même téléphone pendant dix ans.

Ce travail de deux chercheurs de l'Université de McMaster aux États-Unis a été publié dans le Journal d'une production plus propre. Ils ont analysé l'empreinte carbone de l'industrie des technologies de l'information et de la communication (TIC) et réalisé des prédictions pour 2040. Leur travail inclut les ordinateurs portables, écrans, smartphones et serveurs.

Les chercheurs rappellent d'abord que les petits appareils d'aujourd'hui ne consomment pas forcément moins d'énergie que les anciens modèles, type grosse tour d'ordinateur. L'impact environnemental des TIC est au contraire en constante augmentation. Alors que cette industrie ne représentait qu'1% de l'empreinte carbone en 2007, ce chiffre a déjà triplé et devrait dépasser 14% d'ici à 2040. Cela représente la moitié de l'industrie du transport –avions, trains, bus, voitures, etc.

Le diable smartphone

Les smartphones sont devenus plus ou moins jetables, avec une espérance de vie de deux ans en moyenne. Le problème c'est que construire un nouveau téléphone, en particulier à cause des métaux rares qui le composent, représente 85% à 95% de ses émissions de CO2. Acheter un nouveau téléphone représente la même dépense d'énergie que de le recharger et de l'utiliser pendant dix ans.

Il y a du mieux, cependant, dans nos usages. Alors qu'en 2013, les gens changeaient de téléphone tous les vingt mois, ils en changeraient aujourd'hui plutôt tous les vingt-neuf mois. Mais, pour essayer de compenser les pertes en profits, les entreprises construisent des téléphones plus larges, plus équipés. Ceux-là même dont la production consomme plus d'énergie. Un iPhone 6s utilise 57% plus de CO2 qu'un iPhone 4s. Ces appareils sont peu nombreux à être recyclés, 1% selon l'étude.

Conserver votre téléphone trois ans au lieu de deux a donc déjà un gros impact sur votre empreinte carbone. C'est un peu le même principe que d'acheter une voiture d'occasion, explique le journaliste de Co.Design.
Outre la fabrication des smartphones, les centres de données et les serveurs brûlent de l'énergie: 45% des émissions de l'industrie des TIC d'ici à 2020, selon les scientifiques. Chaque recherche, chaque tweet inutile, chaque article est mis sur le cloud en utilisant de l’énergie.

Pour Lotfi Belkhir, l'un des deux chercheurs responsables de l'enquête, les gouvernements sont les plus à même d'apporter des solutions, en imposant des taxes. Google, Facebook et Apple ont tous promis de passer à des systèmes 100% renouvelables, Apple va bientôt atteindre cet objectif, mais ce n'est pas suffisant. «C'est encourageant mais je ne pense pas que cela déplace le nœud du problème», explique le scientifique.

La multiplication des appareils connectés risque de ne pas arranger les choses. «Si cette tendance s'accentue, on ne peut que se demander l'impact de ces nouveaux outils sur des centres de données, en plus de la consommation d'énergie pour les fabriquer», peut-on lire dans l'étude. «À moins que toutes les structures passent au 100% renouvelables, cela pourrait bien augmenter les émissions de CO2 bien au dessus de nos prédictions.»

slate.fr

Le président français Emmanuel Macron a présenté une vision audacieuse et nouvelle de la relation de la France avec l’Afrique, s’exprimant récemment lors d’une session exclusive organisée par la Fondation Tony Elumelu à Lagos. Il a plaidé avec passion pour un nouveau partenariat, donnant la priorité au rôle de l’entrepreneuriat dans la renaissance de l’Afrique, soulignant l’importance du secteur privé et surtout disant que l’Afrique était et devrait être entre les mains de l’Afrique.

Macron a pris la parole lors d’une session interactive animée, devant 2 000 anciens élèves de la Fondation Tony Elumelu, qui ont demandé conseil au jeune président sur la façon de développer leurs entreprises, de pénétrer les marchés européens avec le nationalisme naissant et les guerres commerciales émergentes, secrets de son succès politique. L’expérience de Macron en tant qu’étranger, qui a transformé la politique française et s’est adressée directement à l’auditoire, a électrisé la salle.

«Pour les jeunes entrepreneurs africains: n’écoutez jamais les gens qui vous disent d’attendre», a déclaré Macron. « Si vous croyez en vos projets: faites-le. Notre rôle est d’aider la nouvelle génération à saisir les opportunités et relever le défi. C’est ce qui sous-tend une nouvelle relation équilibrée».

Tony O. Elumelu, CON Fondateur et Président de Heirs Holdings et de la Banque Unie pour l’Afrique (UBA), a animé l’événement et ouvert en reconnaissant l’importance de l’occasion pour l’entrepreneuriat africain: «Le président français reconnaît l’importance critique des entrepreneurs africains pour «Nous voulons que la France et le reste du monde réalisent que l’Afrique est un continent d’opportunités», a-t-il déclaré.

Les deux dirigeants se tenaient côte à côte, entourés de femmes et d’hommes d’affaires émergents et établis de toute l’Afrique, au cours d’une session passionnante et parfois chargée.

En conclusion de l’événement, TEF a signé un accord avec l’Agence Française de Développement (AFD), la banque de développement française.

L’accord a établi un partenariat de recherche pour examiner l’écosystème de l’entrepreneuriat en Afrique de l’Ouest, avec un accent particulier sur les pays francophones, un cadre de garantie de partage des risques et l’accès à des mentors de haut niveau pour les entrepreneurs TEF.

À propos de la Fondation Tony Elumelu.

Créée en 2010, la Fondation Tony Elumelu (TEF) est la principale philanthropie en Afrique qui défend les entrepreneurs à travers le continent. L’investissement à long terme de la Fondation dans l’autonomisation des entrepreneurs africains est emblématique de la philosophie de l’Africapitalisme de Tony Elumelu, qui positionne le secteur privé africain, et surtout les entrepreneurs, comme catalyseur du développement social et économique du continent.

L’initiative phare de la Fondation, le TEF Entrepreneurship Program, est un engagement de 100 millions de dollars échelonné sur 10 ans pour identifier, former des mentors et financer 10 000 entrepreneurs capables de changer le visage des affaires en Afrique. 

RNA

Le colloque sur l'état de l'Afrique est l'un des événements attendus des réunions de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Le 21 avril dernier, les discussions ont plus particulièrement porté sur le potentiel des innovations pour accélérer le développement du continent africain, notamment dans le domaine de l'agriculture et de l'énergie.

« Exploiter le potentiel de l'innovation pour transformer les secteurs de l'agriculture et de l'énergie ». Tel était le mot d'ordre du colloque sur l'état de l'Afrique, qui s'est tenu le 21 avril dernier, au siège de la Banque mondiale, à Washington. Événement-phare des assemblées annuelles et des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), cette réunion au sommet sert à faire régulièrement le bilan de l'évolution de l'activité économique du continent.

Modéré par Gugulethu Mfuphi, journaliste et présentatrice sur CNBC Africa, le colloque du 21 avril dernier a, sur ce premier point, apporté quelques bonnes nouvelles : « La croissance a rebondi en Afrique subsaharienne, mais pas assez rapidement », a indiqué Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l'Afrique. « La Côte d'Ivoire et le Sénégal portent la croissance en Afrique de l'Ouest et ont été rejoints par la Guinée et le Ghana, dont la performance est prometteuse ».

Après avoir encore évoqué l'évolution de la composition de la dette publique des pays du continent, les intervenants ont pu en arriver au cœur du débat.

Attirer les investisseurs

Autour de la table, entrepreneurs, responsables publics et experts en développement ont mis en avant les innovations réussies et leurs potentiels, que d'aucuns voient déjà comme un accélérateur du développement économique de l'Afrique. « Le Kenya se tourne résolument vers les énergies renouvelables pour satisfaire ses besoins en énergie, et nous pouvons être fiers ! », s'est ainsi félicitée Rebecca Miano, directrice exécutive et générale de KenGen.

« Grâce à l'adoption de nouveaux modes de production énergétique, le Sénégal a pu réduire le prix du kilowattheure à quatre centimes de dollar », a quant à lui indiqué Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique, avant d'émettre un souhait : « L'Afrique doit créer un environnement propice aux nouvelles technologies. Et elle doit s'appuyer sur le secteur privé local pour accélérer son développement ».

Une position qu'à également défendue Thierry Tanoh, ministre du pétrole, de l'énergie, et du développement des énergies renouvelables de Côte-d'Ivoire : « Le financement public ne suffira pas à lui seul à assurer la production énergétique dans nos pays. Nous devons donc améliorer le cadre macroéconomique pour attirer le secteur privé ».

La Tribune Afrique

 

 

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