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(Agence Ecofin) - Lundi, en Angola, le patron de la Sonangol, société publique du pétrole, Carlos Saturnino a rencontré Peter Lokeris, le ministre ougandais des Mines pour échanger sur le partage d’informations dans l’exploration, le développement, la production et la transformation dans le secteur pétrolier.

A la tête d’une délégation composée de plusieurs responsables du secteur énergétique ougandais, dont le patron de la société publique ougandaise du pétrole, Peter Lokeris a exprimé aux autorités angolaises les préoccupations de l’Ouganda qui se rapproche de plus en plus de sa première production de pétrole en 2020.

Il faut dire que cette rencontre survient alors qu’en janvier dernier, le président ougandais, Yoweri Museveni affirmait que son pays ferait recours à des experts étrangers pour former les acteurs locaux du secteur pétrolier.

Les premières découvertes commerciales de pétrole en Ouganda remontent à 2006 dans les environs du lac Albert, à la frontière entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, rappelle The Oil And Gas Year. Le pays s’attèle actuellement, à élaborer un code pétrolier qui suscite moult tensions entre l’exécutif et l’Assemblée nationale.  

L’Angola quant à lui est le deuxième plus grand producteur africain de pétrole derrière le Nigeria. Sa société publique du pétrole, Sonangol est l’une des plus importantes dans le monde.

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Le Burundi a exporté 325 tonnes de "terres rares de Gakara" depuis le début de l'exploitation il y a six mois d'un gisement minier se trouvant dans sa province de Bujumbura-rural (ouest), a annoncé lundi le directeur général de "Rainbow Mining Burundi"(RMB), Gilbert Midende.

RMB constitue l'antenne burundaise d'une société internationale dénommée "Rainbow International Resources Limited" ayant obtenu en 2015 du gouvernement burundais un permis d'exploitation de ces terres.

Selon la convention d'exploitation du gisement des terres rares de Gakara signée entre l'Etat burundais et la société Rainbow International Resources Limited, l'Etat burundais, détenteur du "droit du sol", dispose d'une action gratuite de 10%, d'une taxe de 4% sur le chiffre d'affaires et d'un impôt de 30% sur le bénéfice réalisé, tout au long du processus d'exploitation de ce gisement minier.

Au cours d'une conférence de presse à Bujumbura, M. Midende a déclaré que l'exploitation de terres rares de Gakara a créé 250 emplois, avec un investissement de 15 millions USD.

Il a estimé que RMB envisageait d'exporter 3.000 tonnes de terres rares à l'étranger en 2018, "en lieu et place des 5.000 tonnes initialement annoncées", suite à des réalités de terrain.

Pour M. Midende, le grand défi de cette exploitation minière reste à ce jour "l'insuffisance de l'énergie électrique" au Burundi en général, et dans le périmètre de la zone minière en particulier.

La convention d'exploitation minière des terres rares de Gakara prévoit également le respect du "plan d'impact environnemental", pour protéger la biodiversité du lac Tanganyika riverain de quatre pays : Burundi, RDCongo, Tanzanie et Zambie, a-t-il signalé.

Agence Xinhua

La CEDEAO et la Chine ont signé, ce mercredi 14 mars à Abuja, un mémorandum d’accord pour la construction du nouveau siège de l’organisation. Le gouvernement chinois a ainsi accordé un don de près de 32 millions de dollars pour la réalisation de l’infrastructure qui constitue un geste de Pékin en faveur des pays membres de la CEDEAO avec lesquels elle entend intensifier davantage sa coopération économique.

La Chine sait prendre soin de ses amis et n'hésite pas à sortir le chéquier pour le faire savoir. Après avoir financé la construction du gigantesque siège de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba, la Chine récidive avec la CEDEAO qui vient de recevoir une subvention de 31,6 millions de dollars de la part de Pékin qui s'engage ainsi à édifier un nouveau siège pour l'organisation communautaire ouest-africaine.

A cet effet, un mémorandum d'accord a été signé, ce mercredi 14 mars à Abuja, entre le président de la commission de la CEDEAO, Jean-Claude Brou et l'ambassadeur de Chine au Nigeria et à la CEDEAO, Zhou Pingjian. La cérémonie de signature s'est déroulée en marge d'une réunion bilatérale entre les deux parties. L'occasion pour Jean-Claude Brou d'exprimer sa gratitude au gouvernement chinois pour ce coup de pouce financier, «un geste de bonne volonté de la Chine à la CEDEAO .

Selon les explications du président de la Commission, la construction d'un nouveau siège pour la CEDEAO est une nécessité au vu notamment de l'augmentation des effectifs du personnel qui y travaille. Actuellement, les employés de la Commission sont répartis entre trois bâtiments différents éloignés les uns des autres dans la capitale nigériane. Le président Jean-Claude Brou a par la même occasion demandé à l'équipe chargée de la conception de l'édifice de veiller à ce que le bâtiment dispose d'une architecture qui reflète la culture africaine des Etats membres de la CEDEAO.

Geste amical de Pékin

Selon les termes de l'accord, en plus du financement et de la réalisation du nouveau siège, la Chine devrait se charger de la maintenance du bâtiment et du matériel qui y sera installé pour une durée de trois ans après son inauguration. Intervenant lors de la cérémonie, l'ambassadeur chinois a tenu à réaffirmer l'engagement de son pays à continuer à promouvoir le partenariat avec la CEDEAO à travers le renforcement de la coopération économique et technique, comme l'illustre l'appui à la construction du nouveau siège de l'organisation, «un geste qui vise à entretenir cette relation», selon les mots de Zhou Pingjian. Il a en ce sens assuré que l'infrastructure «sera de haute qualité et reflétera les aspects culturels de la région».

A travers l'accord qui entre en vigueur avec effet immédiat, la Chine prendra en charge la construction du complexe qui abritera les bureaux, le centre de conférences ainsi que les installations routières, les équipements électriques, les parkings et les postes de sécurité sur le site proposé du projet. Les travaux débuteront également dans les plus brefs délais, et afin de s'assurer des décaissements de la subvention chinoise, un organe sera mis en place par la CEDEAO et China Development Bank Corporation.

Le projet de construction d'un nouveau siège par la CEDEAO a été annoncé en 2012, mais a buté sur la question du financement, avant de resurgir ces derniers temps grâce notamment à l'appui de Pékin. La Chine renforce ainsi sa coopération avec la CEDEAO, une région où ses entreprises sont de plus en plus actives, même si ce «geste amical» n'est pas sans soulever des inquiétudes notamment avec ce voile qui entoure toujours l'affaire de l'espionnage du siège de l'UA par Pékin.

LT

 

Thierry Zomahoun, PDG de AIMS, et Fondateur et Président du NEF

Les scientifiques et les innovateurs africains arrivent à Kigali, au Rwanda, pour la prochaine Rencontre Internationale du Next Einstein Forum (NEF) 2018 qui se tiendra du 26 au 28 mars 2018. Ce forum de trois jours rassemble plus de 1 200 scientifiques, décideurs, chefs d'entreprise, leaders de la société civile et entrepreneurs. Y seront présentées les contributions de l'Afrique à l'effort scientifique mondial et la façon dont elles influent sur la transformation du continent.

Le NEF est une initiative de l'Institut Africain des Sciences Mathématiques (AIMS) en partenariat avec la Fondation Robert Bosch. Le NEF organise des rencontres internationales tous les deux ans dans un pays africain différent. L'édition 2018 se tient au Rwanda sous le patronage de Son Excellence, Monsieur Paul Kagame, président du Rwanda.

«Le Gouvernement rwandais est heureux de co-organiser la Rencontre Internationale 2018 du Next Einstein Forum. Celle-ci participe à l'engagement du Ministère de l'Éducation de faire du Rwanda une économie fondée sur la connaissance, et un centre régional de science et d'innovation. Nous avons beaucoup investi pour attirer des talents scientifiques et technologiques, afin de construire une base scientifique pour le pays. À cette fin, le NEF fait partie de nombreuses initiatives que le Gouvernement du Rwanda met en œuvre. Nous organisons des événements parallèles excitants qui inspireront les jeunes étudiants et les futurs scientifiques », a déclaré l'hon. Dr. Eugène Mutimura, Ministre de l'Éducation du Rwanda.

"La Rencontre Internationale du NEF 2018 n'est pas "une conférence de plus" : elle présentera des découvertes scientifiques innovantes qui transforment notre façon de vivre et de relever les défis mondiaux et locaux sur le continent. La science est essentielle pour le progrès de l'Afrique. Le forum le démontrera concrètement aux dirigeants politiques et économiques, afin de galvaniser leur soutien aux scientifiques africains ", a déclaré Thierry Zomahoun, président directeur général de AIMS, et fondateur et président du NEF.

Parmi les moments forts du programme, on peut citer les sessions de présentation des Lauréats du NEF qui dévoilent les meilleurs scientifiques africains de moins de 42 ans. Le programme comprend également des discussions essentielles sur l'innovation numérique en Afrique, l'accélération du processus de mise sur le marché en Afrique, l'introduction du concept d'économie circulaire à faible empreinte de carbone, le leadership scientifique et le changement de la façon dont nous apprenons, la dynamique scientifique mondiale, l'agriculture intelligente face au climat, la santé de précision, l'égalité entre les femmes et les hommes en science et en technologie. Des sessions spécialisées discuteront d'énergie, d'applications de l'intelligence artificielle en santé, de technologies financières, de blockchain, de villes intelligentes et de physique.

«Johnson & Johnson Innovation est un partenaire phare de la Rencontre Internationale du NEF, et nous sommes fiers d'aider à réunir des femmes et des hommes du domaine des sciences de toute l'Afrique, ainsi que des leaders de l'innovation et des responsables politiques du monde entier. Ensemble, nous repoussons les limites de l'innovation, nous défendons la science et nous établissons des relations qui favorisent la santé et le développement économique en Afrique et dans le monde», a déclaré madame Seema Kumar, vice-présidente pour l'innovation, la santé mondiale et la politique de communication chez Johnson and Johnson.

Le NEF lancera également son concours d'innovation axé sur la recherche, le NEF Ci2i, où 16 finalistes concourront, pour un prix de 25 000 $ chacun, dans trois catégories : les innovations en matière de données et de technologies de pointe, les innovations intelligentes face au climat et les innovations en médecine personnalisée.

Le NEF présentera aussi le 26 mars 2018 Scientific African, sa revue scientifique dirigée par la Communauté des scientifiques du NEF.

La Rencontre Internationale du NEF 2016 a rassemblé 1 258 participants de 79 pays. En 2018 comme en 2016, il est prévu que 60% des participants auront moins de 42 ans, et que 40% seront des femmes. « Nous sommes déterminés à promouvoir l'excellence scientifique et l'équité entre les genres. Nous croyons que les deux vont de pair, pour améliorer la production scientifique et les résultats pour les citoyens africains et la communauté internationale », a déclaré Thierry Zomahoun.

A propos du Next Einstein Forum

Lancé en 2013, le Next Einstein Forum (NEF) est une initiative de l'Institut Africain des Sciences Mathématiques (AIMS) en partenariat avec la Fondation Robert Bosch. Le NEF est une plateforme qui connecte la science, la société et la politique en Afrique et dans le reste du monde afin de tirer profit de la science pour le développement mondial. 

Le NEF estime que les contributions de l'Afrique à la communauté scientifique mondiale sont essentielles pour le progrès mondial. Au centre des efforts du NEF se trouvent les jeunes africains, moteur de la renaissance scientifique de l'Afrique. Le NEF est un forum unique pour les jeunes. Lors de nos événements scientifiques biennaux, 50% des participants ont 42 ans ou moins. Loin d'être des forums scientifiques ordinaires, les Rencontres Internationales du NEF placent la science au centre des efforts mondiaux de développement. 
La prochaine Rencontre Internationale du NEF se tiendra du 26 au 28 mars 2018 à Kigali, au Rwanda. En outre, nous présentons les contributions à l'émergence scientifique de l'Afrique des jeunes africains talentueux, par le biais des Lauréats du NEF, meilleurs scientifiques et technologues africains de moins de 42 ans, et des 54 Ambassadeurs du NEF, ambassadeurs de la science et de la technologie sur le terrain.

Le NEF travaille également avec des partenaires tels que l'Académie africaine des sciences, les ministres de l'éducation, de la science et de la recherche en Afrique, des fondations et d'autres entreprises scientifiques et privées internationales pour construire une identité scientifique africaine. En réunissant les principales parties prenantes, le NEF espère faire passer la discussion de la politique à la mise en œuvre, en tirant parti des acquis et des meilleures pratiques en Afrique et dans le monde. Jetez un coup d'œil à notre déclaration de référence qu'est la Déclaration de Dakar.

Enfin, le NEF raconte des histoires inédites de recherche scientifique et d'innovation à travers le continent par le biais de nos différentes plateformes. Nous voulons recalibrer ce qu'«innovation» signifie en Afrique. 

Nous voulons faire le lien entre la science (y compris la science fondamentale) et la technologie, et la vie de tous les jours. Nous voulons que le public soit impliqué dans la science et nous avons récemment organisé la première Semaine africaine des sciences coordonnée à travers le continent, célébration annuelle de la science et de la technologie grâce à des événements scientifiques. Nous sommes convaincus que le prochain Einstein viendra d'Afrique. 

André Gakwaya (ARI)

L’Union Africaine des Télécoms presse les opérateurs à améliorer la couverture réseau en zones rurales

(Agence Ecofin) - Abdoulkarim Soumaila (photo), le secrétaire général de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), appelle les opérateurs télécoms présents sur le continent à améliorer leur couverture réseau en zones rurales.

Il presse les différents acteurs privés des télécoms à adopter des technologies innovantes pour résoudre ce problème qui nuit encore au développement socio-économique de millions de personnes. Il plaide également pour que la connectivité rurale soit considérée comme une priorité par les gouvernements africains.

Les réseaux télécoms changent aujourd’hui la vie de millions de personnes. Dans le secteur éducatif, plusieurs entreprises à l’instar d’Orange, proposent déjà des contenus éducatifs par mobile dans divers pays d’Afrique.

Au plan sanitaire, elles se multiplient, les applications médicales qui prémunissent déjà les populations d’un certain nombre de maux. Entre autres informations des populations sur les maladies comme le paludisme ou encore l’Ebola, l’authentification des médicaments, la géolocalisation des centres de santé; le rôle social des télécoms se renforce avec le temps. 

Dans le secteur financier, le Mobile Money promeut l’inclusion financière d’une grande partie de l’Afrique encore non-bancarisée. Même dans le secteur agricole, les réseaux télécoms deviennent nécessaires. Ils donnent aux fermiers l’accès aux informations météorologiques, permettent à ceux-ci d’accéder au crédit, d’acheter de l’engrais, d’écouler leur production. 

Au-delà de l’impact positif sur les populations, l’UAT veut inciter les opérateurs télécoms à investir en zones rurales, au regard des bénéfices qu’ils en tireront aussi. 

Actuellement, la majorité de la population africaine réside encore en zone rurale. C’est donc une importante niche de marché sous-exploitée. La pénétrer devrait booster leurs revenus sur le long terme.

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