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Nord-Kivu : Champ d’abus et d'exploitation sexuelle des mineurs

Ils étaient environ 50 agents de médias et éditeurs de journaux qui ont pris part à la conférence  d’AIDPROFEN (Actions et Initiatives de Développement pour la Femme et l’Enfant) du 26 octobre 2017. Cette rencontre avec les médias portait sur la présentation de résultats d’enquêtes qui ont été menées à Rubaya par cette organisation. Les recherches portaient sur la violence et l’exploitation sexuelles des enfants dans la zone.

Des jeunes filles interrogées  par cette structure  affirment n’avoir pas eu le choix  de pratiquer la profession sexuelle malgré les risques qui y sont relatifs.

« Cette enquête a produit un rapport pouvant être brandi aux autorités congolaises pour exprimer le désarroi que souffrent les filles mineurs du Nord-Kivu face à ce fléau d’exploitation et abus sexuel »,a indiqué Passy Mubalama, Coordonnatrice AIDPROFEN en RD Congo.

Pour mener cette recherche avec pièces à convictions, l’organisation est partie de l’approche qualitative basée sur des entretiens approfondis entre les interlocuteurs clés et des discussions de groupe dans deux zones clés notamment le territoire de Masisi  dans la localité de Kitshanga et Rubaya, des zones minières où sont enregistrées de plus en plus des cas d’exploitation sexuelle des enfants en République Démocratique du Congo.

 D’après Clarisse Zihindula, chargée de communication et Media AIDPROFEN au moins 90 enfants  entre 12 et 17 ans ont été interviewés par AIDPROFEN. Au total, 503 membres des communautés dont les leaders communautaires et des représentants de l’Etat ont participé à cette étude.

D’après Zihindula, les principaux clients sexuels de ces enfants sont des commerçants, les creuseurs des mines, des acteurs humanitaires, les hommes armés et les motards et autres.  

Cette conférence s’est achevée avec un point de presse, des jeux de questions et réponses ont été aussi organisés.

Vivian Nzabarinda