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Le Burundi, l'Inde et Taïwan sur la scène du paepae a hiro

Le Burundi, l'Inde et Taïwan sur la scène du paepae a hiro
PAPEETE, le 30 novembre 2017 - La troupe de danse Manahau propose au public un festival rare. Baptisé le festival des îles du vent, ia marae te ao, ce festival consiste à offrir une scène à des troupes folkloriques originaires de Taïwan, du Burundi (Afrique) et d'Inde. Selon Jean-Marie Biret, chef de la troupe, organisateur, "on a besoin de voir les autres pour apprécier sa propre culture". 

Le festival des îles du vent, ia marae te ao est un événement que la troupe de Manahau propose pour la quatrième fois. Ce n'est pas le nom d'origine, mais le concept reste le même : "rassembler, partager, découvrir l'autre au travers de leur danse traditionnelle, de leur savoir-faire et de leur langue", explique Jean-Marie Biret, le chef de la troupe. 

Il poursuit : "On a restauré notre propre culture ces dernières années mais on besoin de celles des autres pour développer nos valeurs de partage et d'humilité". 

L'autre, les autres, ce sont des artistes amis rencontrés au fil des concours et à l'occasion de festivals internationaux auxquels Manahau participe. Pour ce rendez-vous 2017 qui aura lieu du 9 au 19 décembre, sont invités : la Bulareyaung dance Company et l'ensemble musical Amis Kakeng venus de Taïwan, le groupe Focus on Cultural life asbl du Burundi (Afrique) et le Rhythm international Folk Art Club qui arrivent tout droit du Punjab en Inde. Au total, ils sont une soixantaine. 

La Bulareyaung dance Company a été fondée en 2014 par le chorégraphe Bulareyaung Pagarlave qui a décidé de créer sa propre troupe de danse dans son village natal pour affirmer son identité paiwan (du nom de son ethnie). Il sera à Tahiti avec 18 personnes dont dix danseurs. 

L'autre délégation de Taïwan, l'ensemble musical Amis Kakeng dirigé par Saytoy Saytay depuis 1999 a pour objectif de retrouver la grande variété d'instruments et sonorités traditionnelles qui avaient été perdues. Ils seront 15 musiciens et accompagnateurs. 

Ariane Nshimemungu dirige, elle, le groupe Focus on Cultural life asbl qui compte dix danseurs et danseuses. Ils s'expriment avec d'imposants tambours "comme les pahu marquisiens" glisse au passage Jean-Marie Biret, qu'ils portent sur leur tête et qu'ils frappent avec leurs mains et parfois leurs pieds. Enfin, les Indiens du Punjab sont quinze. Ils dansent et chantent pour porter haut les couleurs de leur région. 

Pendant toute la durée du festival, les délégations visiteront des établissements scolaires qui préparent en amont leur arrivée. "Notamment avec les professeurs d'histoire et géographie." En plus, quatre soirées publiques sont prévues au Méridien, à la Maison de la culture, à l'Intercontinental et à l'espace Manuiti de Paea (voir encadré Les temps forts du festival). 
 
http://www.tahiti-infos.com
 

Contacts 

Renseignements au 89 51 50 89 
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www.ia-marae-te-ao.com 
Facebook : iamaraeteao 

Journal Ukuri- vol.97