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Crédits photo : ©Camera One TV

FRANCE Ô - Ce documentaire inédit évoque l’artemisia, traitement non reconnu par l’OMS et interdit en France.

«J’ai subi les effets secondaires du Lariam. Ça m’est arrivé en juin 2015, lors de ma tournée en Afrique. J’étais stressé, épuisé, tout me prédisposait à péter les plombs, mais l’accélérateur, c’était le Lariam.» Ces mots sont ceux de Stromae. Le chanteur, qui dit avoir alors été à deux doigts de se suicider, avait pris l’un des traitements contre le paludisme disponibles actuellement sur le marché. Un médicament qui fait partie des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine, les ACT. Sauf que le Lariam, contrairement aux autres ACT dont l’efficacité est reconnue, pose de sérieux problèmes. Au Royaume-Uni, il est carrément au centre d’un procès qui oppose des centaines de vétérans d’Irak au ministère de la Défense britannique.

À partir des sérieux doutes qui pèsent sur le Lariam, pourtant toujours autorisé à la vente en France, l’enquête de Bernard Crutzen Malaria business s’interroge sur un traitement alternatif qui utilise l’Artemisia annua dans sa forme naturelle de plante, et non pas seulement l’artémisinine, qui en est extraite.

Ce végétal d’origine chinoise, pris en tisane, permettrait de soigner efficacement le paludisme. Problème: l’OMS, appuyée par les groupes pharmaceutiques, déconseille l’usage de l’artemisia. Et les autorités sanitaires françaises interdisent sa commercialisation. S’agit-il d’un problème de gros sous, de business? Sachant que l’artemisia est beaucoup moins cher que les ACT, on pourrait le penser. C’est la thèse que retient, de façon convaincante, ce documentaire. Un film dans lequel l’OMS a refusé de s’exprimer.

Le témoignage de l’écrivain et aventurier Alexandre Poussin, qui raconte comment, en 2001, en Afrique, il s’est soigné en absorbant plusieurs litres de cette tisane, est saisissant. «À ce jour, quinze ans après, je n’ai pas eu de rechute», dit-il. Avec Lucile Cornet-Vernet, il a créé une association - comme il en existe beaucoup d’autres en Europe - pour promouvoir la culture de l’artemisia en Afrique. À l’aide de dons, ils ont financé une étude au Congo, aux normes de l’OMS. Elle montre que si les ACT sont efficaces à 80 %, l’artemisia en infusion l’est à 99 %. Reste à communiquer sur ces résultats, et sur ceux d’autres études, notamment américaines. Ce que refusent encore les grands journaux scientifiques. Jusqu’à quand?

Moins susceptibles de se faire dépister et d'avoir accès aux traitements, majoritaires chez les prisonniers et les usagers de drogues... En Afrique, comme partout ailleurs dans le monde, les hommes représentent « l'angle mort » de la lutte contre l'épidémie de VIH, selon un rapport de l'Onusida publié ce 1er décembre à l'occasion de la journée mondiale contre le Sida.

En Afrique subsaharienne, les hommes qui vivent avec le VIH ont ainsi 20 % de chances en moins de connaître leur état sérologique que les femmes et les filles séropositives, et sont moins susceptibles à 27 % d’avoir accès au traitement. Une étude menée en Afrique du Sud par l’Onusida a par ailleurs montré que 70 % des hommes décédés de maladies associées au sida n’ont jamais cherché à se soigner.

« Au KwaZulu-Natal, province dont la prévalence au VIH est la plus élevée en Afrique du Sud, seul un homme sur quatre âgé entre 20 et 24 ans vivant avec le VIH a appris qu’il avait contracté le virus en 2015 », pointe par exemple le rapport. Et en Afrique centrale et de l’Ouest, où des efforts sont menés pour riposter efficacement au VIH, seuls 25 % des hommes séropositifs ont accès au traitement.

Des causes diverses

En cause, selon le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, la persistance d’un « certain machisme et de préjugés qui ne créent pas les conditions pour une sexualité débarrassée du virus ». « En Ouganda, par exemple, certains sondés ont préféré éviter de connaître leur statut sérologique pour éviter un stigmate associé à l’émasculation », analyse-t-il.

Ce décalage est aussi le résultat de « services de santé conçus pour les femmes, où ces dernières peuvent plus facilement se faire dépister lors d’examens prénataux par exemple », poursuit le directeur de l’agence onusienne. Les hommes consultent les services de soins de santé moins fréquemment que les femmes, ont moins de contrôles de santé et sont diagnostiqués d’une maladie mortelle à des stades plus tardifs que les femmes.

« La drogue par injection, qui est un mode de transmission de la maladie, est aussi un phénomène grandissant en Afrique, notamment sur l’île Maurice et aux Seychelles, note par ailleurs Michel Sidibé. Or, 80% des 12 millions de personnes qui s’injectent de la drogue sont des hommes. Même constat en prison, où 90% des détenus sont des hommes, et où la prévalence du virus est très élevée ».

« Briser la colonne vertébrale de la maladie »

Le directeur exécutif d’Onusida se montre cependant optimiste sur l’évolution générale de l’épidémie. « Nous sommes en train de briser la colonne vertébrale de la maladie », affirme-t-il, confiant. Le nombre de nouvelles contaminations, rappelle-t-il, a ainsi chuté de 48% par rapport à 2005, année qui représente le pic de l’épidémie.

À l’heure actuelle, 36,7 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, la majorité d’entre elles, soit 25 millions, sur le continent, dont 11 millions qui n’ont pas accès à un traitement. Avec d’importantes disparités : 6 millions de séropositifs en Afrique centrale et de l’ouest, contre 19 millions en Afrique australe et de l’est.

Des progrès considérables

Un chiffre qui ne doit pas faire oublier les progrès considérables réalisés en quelques années dans cette zone. « L’Afrique de l’Est, où l’épidémie était la plus virulente, s’est vu allouer d’importantes ressources financières pour lutter contre la maladie », selon Michel Sidibé.

Le cas le plus remarquable est celui de l’Afrique du Sud, où le nombre de personnes sous traitements est passé de 90 en l’an 2000 – quand le président Thabo Mbeki doutait de la réalité de l’épidémie – à 4 millions dernièrement. Par ailleurs, au Swaziland, désormais, 90% des séropositifs sont sous traitement.

L’Afrique de l’Ouest concentre désormais 90% des nouvelles contaminations

À l’autre bout du continent, l’Afrique de l’Ouest « est désormais un peu à la traîne au niveau des traitements, notamment au niveau de la prévention pour les enfants, déplore Charlotte Sector, porte-parole de l’Onusida. Cette dernière année, on y a même noté une hausse de 35% des morts liées au sida chez les adolescents de 15 à 19 ans ». Signe d’un phénomène plus général : si la mortalité descend partout sur le continent, elle augmente chez les adolescents, et notamment chez les jeunes filles.

De plus, « l’Afrique de l’Ouest concentre désormais 90% des nouvelles contaminations », surenchérit Michel Sidibé, qui appelle à cibler désormais les grandes villes. En Côte d’Ivoire, où doit avoir lieu le prochain sommet sur la lutte contre le sida début décembre, sept enfant séropositifs sur dix vivent à Abidjan.

La faiblesse du système communautaire de santé en Afrique de l’Ouest est rendu responsable de ce décalage. Un défaut auquel Onusida entend pallier en annonçant la formation prochaine de 2 millions d’agents de santé communautaires partout en Afrique, en se basant sur l’expérience du Rwanda et de l’Ethiopie, laquelle n’a pas hésité à former 35 000 de ses agents.

Le système de santé du Zimbabwe, le pays que préside Mugabe depuis 37 ans, est fortement pointé du doigt par les ONG, experts et militants des droits humains qui avancent que la plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d'équipements et le personnel médical est régulièrement laissé sans salaires.

Il aura fallu moins d’une semaine pour quedros Adhanom Ghebreyesus, patron de l’OMS, cède face aux critiques sur son choix de nommer, Robert Mugabe, président du Zimbabwe, comme ambassadeur de bonne volonté de l’agence. Ghebreyesus vient ainsi d’annoncer l’annulation de cette nomination.

La nomination par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, en tant qu'ambassadeur de bonne volonté pour les maladies non transmissibles, n'aura pas fait long feu. Face aux critiques croissantes, Tedros Adhanom Ghebreyesus, patron de l'OMS vient d'annoncer «l'annulation» de cette nomination.

Une nomination qui aura duré six jours

«Au cours des derniers jours, j'ai réfléchi à ma nomination du Président Robert Mugabe en qualité d'ambassadeur de bonne volonté de l'OMS pour les maladies non transmissibles en Afrique. En conséquence, j'ai décidé d'annuler le rendez-vous. J'ai écouté attentivement tous ceux qui ont exprimé leurs préoccupations et entendu les différentes questions qu'ils ont soulevées. J'ai également consulté le gouvernement du Zimbabwe et nous avons conclu que cette décision est dans l'intérêt de l'Organisation mondiale de la santé», précise le patron de l'OMS dans un communiqué.

Ghebreyesus a dû faire face à des critiques de plusieurs pays, suite à l'annonce de la nomination de Mugabe, en tant qu'ambassadeur de l'OMS, le 11 octobre dernier en marge d'une réunion de haut niveau sur les maladies non transmissibles en Uruguay.  La Grande-Bretagne a ainsi déclaré que cette nomination était «surprenante et décevante» et qu'elle risquait d'éclipser le travail de l'OMS. 

Londres, Washington et Ottawa contre Mugabe

Les Etats-Unis ont alors vite emboîté le pas à Londres en qualifiant la nomination de «décevante». Washington, pour rappel, avait imposé des sanctions à Mugabe pour des violations présumées des droits de l'homme. «Quand j'ai entendu parler de la nomination de Robert Mugabe par l'OMS, franchement j'ai cru à un mauvais poisson d'avril», a déclaré, de son côté, le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Cette nomination a également été critiquée par des organisations non gouvernementales spécialisées dans la santé et la recherche scientifique ou encore dans les droits de l'homme. Hillel Neuer, directeur exécutif d'UN Watch avait qualifié le choix de l'OMS de «dégoûtant». Il a au passage noté que Mugabe lui-même s'était rendu à Singapour pour y recevoir un traitement médical trois fois cette année plutôt que dans son pays d'origine.

La Tribune

Malgré l'escalade de la violence et l'augmentation des besoins humanitaires, des médicaments, du matériel médical et des fournitures chirurgicales vitaux sont interdits d'entrée dans la Ghouta orientale, dans la région rurale de Damas, en Syrie, a indiqué mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Par ailleurs, le projet de transférer des patients gravement malades vers des hôpitaux en dehors de la région n'a pas été approuvé.

« Une aide humanitaire continue et sans entrave vers la Ghouta orientale est urgente et les évacuations médicales de patients gravement malades sont attendues depuis longtemps », a déclaré Elizabeth Hoff, représentante de l'OMS en Syrie.

« Des produits médicaux vitaux sont disponibles, et l'OMS, avec ses partenaires, est prête à répondre aux besoins de santé une fois l'accès accordé », a-t-elle ajouté.

Dans la Ghouta orientale, les autorités sanitaires locales signalent qu'entre le 13 et le 17 novembre, 84 personnes ont été tuées, dont 17 enfants et 6 femmes; et 659 personnes ont été blessées, dont 127 enfants et 87 femmes.

Au cours de la même période, plus de 200 opérations chirurgicales ont été menées dans les hôpitaux débordés et sous-financés de la région. Les hôpitaux et les centres de santé ont été endommagés, ce qui limite considérablement les soins médicaux dispensés aux personnes qui en ont le plus besoin.

Le 18 novembre, deux médecins résidents et trois patients de l'hôpital al-Mujtahed de la ville de Damas ont été blessés dans une attaque. L'établissement de 412 lits est l'un des principaux hôpitaux publics de Damas desservant des patients de la Ghouta orientale et d'autres parties du pays.

L'OMS est également préoccupée par le fait que le manque de services de santé essentiels, d'électricité, de carburant, d'eau potable et de services d'assainissement de base augmentent le risque de maladies telles que les maladies diarrhéiques, la typhoïde et l'hépatite.

En outre, les convois inter-agences dans la région ont été irréguliers et l'aide fournie a été insuffisante pour répondre aux besoins croissants des plus de 400.000 personnes assiégées depuis plus de quatre ans dans la région.

un news

L’hôpital militaire du Rwanda reçoit 10 machines de dialyseernement égy

L’hôpital militaire du Rwanda a reçu dix appareils de dialyse du gouvptien dans le cadre d’une nouvelle unité pour le traitement du rein. L’inauguration de l’unité et la passation de l’équipement ont été présidées par Dr. Diane Gashumba, Ministre de la Santé et l’envoyé spéciale de l’Egypte au Rwanda, Dr. Namira Nabil Mohamed Elmahdy Negm.

Les machines d’hémodialyse Gambro (coûtant chacune 8 841 USD) sont également considérées comme des reins artificiels. Elles servent à filtrer le sang d’un patient pour éliminer l’excès d’eau et les déchets lorsque les reins sont endommagés, dysfonctionnels ou manquants.

Un patient a besoin de dialyse lorsqu’il perd environ 85-90% de sa fonction rénale et le processus peut être utile pour sauver des vies de ceux qui attendent une greffe de rein.

« Les machines arrivent à un moment où l’hôpital avait des difficultés à traiter plus de 15 patients par jour. Ce soutien augmentera notre capacité à fournir des services à plus de patients », a déclaré Dr Jean Paul Bitega, directeur de l’hôpital.

Selon Dr Diane Gashumba, le don a permis de réduire les dépenses gouvernementales pour les traitements à l’étranger de l’insuffisance rénale chronique qui coûtent 500 millions de Frw par an.

Dr Namira Nabil, a déclaré que le don viendra également avec le renforcement des capacités et le soutien technique. La semaine prochaine, les médecins rwandais et égyptiens commenceront à utiliser la technologie de la télémédecine pour communiquer tout en menant un traitement.

Un patient qui fait de la dialyse trois fois par semaine et qui paie 120 000 Frw par session paie normalement 10 millions de Frw par mois ailleurs. Actuellement, les services de dialyse sont fournis à un prix inférieur de 82 000 Frw par Africa Healthcare Network (AHN), qui a ouvert la première clinique privée de dialyse à Kimihurura dans la ville de Kigali.

D’autres services similaires sont fournis dans des centres de dialyse tels que l’hôpital universitaire de Kigali (CHUK), l’hôpital King Faisal de Kigali, ainsi que l’hôpital universitaire de Butare (CHUB) à Huye et l’hôpital Gisenyi dans le district de Rubavu.

L’insuffisance rénale est une maladie du mode de vie dont le traitement reste très coûteux, mais les experts médicaux conseillent de l’éviter en faisant du sport et en évitant une consommation excessive de sels et en évitant de rester assis pendant de longues heures.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la maladie rénale chronique est la 12ème cause de décès dans le monde et son incidence augmentant d’environ 8% par an, c’est un problème de santé publique mondial.

PanorAct

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