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Syrie : l'OMS profondément préoccupée par le manque de services médicaux dans la Ghouta orientale

Malgré l'escalade de la violence et l'augmentation des besoins humanitaires, des médicaments, du matériel médical et des fournitures chirurgicales vitaux sont interdits d'entrée dans la Ghouta orientale, dans la région rurale de Damas, en Syrie, a indiqué mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Par ailleurs, le projet de transférer des patients gravement malades vers des hôpitaux en dehors de la région n'a pas été approuvé.

« Une aide humanitaire continue et sans entrave vers la Ghouta orientale est urgente et les évacuations médicales de patients gravement malades sont attendues depuis longtemps », a déclaré Elizabeth Hoff, représentante de l'OMS en Syrie.

« Des produits médicaux vitaux sont disponibles, et l'OMS, avec ses partenaires, est prête à répondre aux besoins de santé une fois l'accès accordé », a-t-elle ajouté.

Dans la Ghouta orientale, les autorités sanitaires locales signalent qu'entre le 13 et le 17 novembre, 84 personnes ont été tuées, dont 17 enfants et 6 femmes; et 659 personnes ont été blessées, dont 127 enfants et 87 femmes.

Au cours de la même période, plus de 200 opérations chirurgicales ont été menées dans les hôpitaux débordés et sous-financés de la région. Les hôpitaux et les centres de santé ont été endommagés, ce qui limite considérablement les soins médicaux dispensés aux personnes qui en ont le plus besoin.

Le 18 novembre, deux médecins résidents et trois patients de l'hôpital al-Mujtahed de la ville de Damas ont été blessés dans une attaque. L'établissement de 412 lits est l'un des principaux hôpitaux publics de Damas desservant des patients de la Ghouta orientale et d'autres parties du pays.

L'OMS est également préoccupée par le fait que le manque de services de santé essentiels, d'électricité, de carburant, d'eau potable et de services d'assainissement de base augmentent le risque de maladies telles que les maladies diarrhéiques, la typhoïde et l'hépatite.

En outre, les convois inter-agences dans la région ont été irréguliers et l'aide fournie a été insuffisante pour répondre aux besoins croissants des plus de 400.000 personnes assiégées depuis plus de quatre ans dans la région.

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Journal Ukuri- vol.97