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Burundi-CPI : John Magufuli et Yoweri Museveni pas d'accord

John Magufuli et Yoweri Museveni s'oppose à la CPI

Les critiques ne se sont pas fait attendre après la décision de la CPI d’enquêter sur les crimes au Burundi, après que le pays ait quitté la Cour. Les présidents tanzanien John Magufuli et Yoweri Museveni de l’Ouganda s’opposent à cette décision.

John Magufuli et Yoweri Museveni condamnent la décision de la CPI 

Alors que les autorités burundaises n’ont pas encore réagi à la décision de la CPI d’enquêter dans leur pays, la réplique est venue des présidents tanzaniens John Magufuli et ougandais Yoweri Museveni. Dans un communiqué rendu public par la présidence tanzanienne le 11 novembre dernier, les deux chefs d’État ont fustigé la décision de la Cour pénale internationale (CPI) qui prévoit d’enquêter sur les présumés crimes commis au Burundi.

Selon les deux présidents, cette décision porte profondément atteinte aux efforts déployés par la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) dans la résolution de la crise burundaise. Accusant la juridiction internationale d’ingérence dans les affaires de l’ EAC, les deux hommes condamnent le fait que la Cour n’associe pas les dirigeants des pays de la Communauté à leur décision.

Un nouveau bras de fer entre les pays africains et la CPI qui ne digèrent toujours pas les poursuites ciblées de cette juridiction. Pour le président John Magufuli, la décision de la procureure Fatou Bensouda sur le cas burundais porte des contre-vérités. « La situation au Burundi n’est pas aussi mauvaise qu’elle a été décrite par la CPI, car de nombreux réfugiés burundais en Tanzanie sont déjà rentrés chez eux tandis que d’autres continuent de rentrer », a-t-il déclaré

Alors que de nombreux pays africains menacent de quitter la Cour, cette sortie des deux présidents tanzanien et ougandais risque encore d’apporter des arguments de tailles.

Notons que fin octobre, le Burundi devenait officiellement le premier État du monde à quitter la CPI. Le pays qui a fait face à des violences entre avril 2015 et mai 2017 après la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat est aujourd’hui dans le collimateur de la procureure de la Cour pénale internationale. Selon plusieurs sources, ces violences auraient fait 1200 morts.


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