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Dialogue inter-burundais: Le Facilitateur hausse le ton

Le Facilitateur du dialogue inter-burundais, Benjamin Mkapa, s'est dit étonné qu'au bout de huit jours de discussions, es deux groupes n’aient toujours pas pu trouver un terrain d’entente.

Initialement prévue vendredi dernier puis reportée à lundi, une séance plénière a été finalement organisée à Arusha, mardi matin, sous la houlette du l a appris Anadolu d’une source sur place.

Mkapa s’est dit étonné qu'au bout de huit jours de discussions, es deux groupes n’aient toujours pas pu trouver un terrain d’entente. S’adressant aux participants, il les a appelé à tout faire pour s’accorder sur une déclaration commune ce vendredi.

«Toutes les questions ne peuvent pas trouver des solutions, les questions qui resteront en suspens seront réglées après les élections », a-t-il déclaré. «Nous ne sommes pas ici pour des négociations mais pour un dialogue. Il ne faut plus se focaliser sur 2015, mais préparer les élections de 2020. Il n'y aura pas non plus d'accord, mais une déclaration».

Ni l’opposition, ni Bujumbura n’ont encore réagi à ces injonctions.

Benjamin Mkapa a, par ailleurs, décidé de s’entretenir avec les chefs d’équipes présentes à Arusha ainsi que « des acteurs clés ». Parmi les acteurs clés identifiés par le Facilitateur se trouvent le représentant du gouvernement burundais Thérence Ntahiraja, l’ancien leader rebelle Agathon Rwasa, l’Ombudsman Edouard Nduwimana ainsi que les anciens présidents du Burundi présents à Arusha.

La 4ème session de dialogue inter-burundais a débuté le 27 novembre pour se clôturer le 8 décembre 2017.

Selon les prévisions de la Facilitation, un Accord est attendu le 8 décembre, en présence des chefs d’Etat de la communauté est-africaine.

Il est à rappeler que la Facilitation est une équipe dirigée par l'ancien président tanzanien Benjamin William Mkapa et le médiateur principal est Yoweri Kaguta Museveni, le président ougandais.

Depuis près de deux ans, le Burundi traverse une grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer depuis 2015, un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.

Les violences consécutives a cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 420.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) publié le 23 novembre 2017.

Bujumbura/Jean Bosco


Journal Ukuri- vol.97