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Crise au Burundi: le BSI écrit à Michel Kafando

Depuis avril 2015, le peuple burundais est laissé pour compte. Il a bien interpelé les institutions internationales, mais à sa grande déception, toutes les différentes résolutions sont restées lettres mortes. Il s’agissait particulièrement de l’envoi d’une force militaire de cinq mille hommes sous le nom de Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (MAPROBU) votée le 17 décembre 2015 par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA. Citons également la résolution 2303 (2016) votée en date du 29 juillet 2016 par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Elle autorisait le déploiement de 228 policiers au Burundi. Des envoyés spéciaux, des commissaires, des missions et des experts, qu’ils soient de l’Union Africaine ou de l’ONU, se sont relayés sans succès.

Au lieu de travailler pour la paix et la sécurité pour tous, le pouvoir de Bujumbura prononce des invectives contre ses propres citoyens et la communauté internationale. La seule habileté du président Nkurunziza est de régner en maître absolu au Burundi, semer la terreur et la désolation dans la population et mentir à tous les partenaires du Burundi.

À chaque fin de semaine, la population est forcée de participer dans des manifestations organisées par le parti CNDD-FDD. L’église du Rocher, celle du couple présidentiel, organise régulièrement des croisades de prières avec des moyens de l’État. Pendant au moins une semaine par trimestre, toutes les activités et missions d’un État constitutionnellement laïque sont suspendues pour écouter le rare président révérend pasteur, l’envoyé de Dieu. En guise des offrandes à la fin du culte, des vaches rançonnées à la population sont offertes au couple présidentiel.

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Journal Ukuri n°141

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