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Gualbert Gbehounou nouveau Représentant résident de la FAO au Rwanda

Le nouveau Représentant résident de la FAO (Agence onusienne pour l’Agriculture et l’Alimentation) au Rwanda, Gualbert Gbehounou (G.G), lance un message aux Rwandais et affirme qu’il vient travailler à plusieurs niveaux avec les exploitants agricoles à la base, et aussi avec les institutions pour accompagner le Rwanda dans la mise en œuvre de ses politiques adéquates qui puissent accompagner la mise en œuvre du Plan de Transformation Agricole, 4ème Phase (PSTA4). Lire l’interview exclusive qu’il a accordée à André Gakwaya de l’Agence Rwandaise d’Information (ARI-RNA).

ARI: Au moment où vous débutez vos activités de Représentant de la FAO au Rwanda, vous avez un message pour les Rwandais

G.G: De façon générale, je suis là comme Représentant résident de la FAO pour accompagner la mise en œuvre du PSTA4 (Plan Stratégique de Transformation Agricole, 4ème Phase) du Rwanda. Je travaillerai à plusieurs niveaux avec les exploitants agricoles à la base, et aussi avec les institutions pour accompagner le Rwanda dans la mise en œuvre de ces politiques adéquates qui puissent accompagner la mise en œuvre de ce Plan de transformation agricole. Je voudrais ajouter que pour le moins, le Rwanda est un pays où l’on peut faire beaucoup. Je suis arrivé le 30 Juin. J'ai insisté pour faire une visite de terrain les 5 et 6 Juillet. Qu’est-ce que j’ai vu ? J’ai vu un potentiel agricole immense ici, quand bien même l’on pense que les exploitations agricoles au Rwanda sont de petite taille. Je vois bien que sur le terrain il y a l’eau. Nous disons agriculture égale la terre plus eau.  Il y a l'eau. Et pour moi quand il y a l’eau, on peut faire beaucoup. J'ajoute que j’au vu à la base, en discutant avec les paysans dans les districts où je suis allé une détermination à s’en sortir.  Et c’est un grand réconfort pour moi. Je me dis, il y a un potentiel ici non pas seulement au niveau environnemental, mais aussi au niveau des populations pour améliorer la production et la productivité agricoles.

ARI: Vous venez travailler au Rwanda sans doute avec un programme de la FAO au Rwanda, et sur lequel vous imprimerez votre empreinte propre. 

G.G:
 Le Rwanda vient de rédiger le PSTA4 ou Plan Stratégique de Transformation Agricole, 4ème Phase. La FAO a pour vocation d’accompagner les pays dans leur production agricole d’une façon générale. Quand on dit production agricole, cela va au-delà de la production végétale, ça intègre la production animale, l’aquaculture et la foresterie, et tout le reste. 


La FAO accompagne les pays et s’assure que la mise en œuvre débouche sur des systèmes de production durables. On veut dire que la durabilité sur l’échelle environnementale, c-à-d. la production agricole ne pollue pas l’environnement. On parle aussi de durabilité à l’échelle économique, c-à-d. l’exploitant agricole y trouve son compte. La durabilité sur l’échelle sociale signifie que l’on appuie le pays à promouvoir des systèmes de production qui génèrent ou préservent des emplois. Les exploitations permettent aux fermiers de vivre de ce qu’ils font et de devenir riches grâce à leur travail.

Mon travail en tant que Représentant résident de la FAO au Rwanda est d’accompagner le Rwanda dans la mise en œuvre de son PSTA4 qui vient d’être rédigé, et de s’assurer que les systèmes d’exploitations agricoles sont durables.

Il  faut que la durabilité tienne compte du contexte du Rwanda où les exploitations agricoles sont de petite taille. Il faut faire en sorte que la productivité des exploitations agricoles augmente, et qu’il y ait une utilisation efficiente des ressources de production. Je parle ici des engrais, de l’eau. Chaque goutte d’eau utilisée doit contributeur à la production végétale (des plantes), à la production animale et à l’aquaculture (pisciculture). Voilà à quoi je vais m’atteler. 

Mais on a besoin aussi de mesures politiques d’accompagnement qui soutiennent les exploitations agricoles durables. Alors je viens au Rwanda avec l’idée de faire ces choses-là naturellement, ensemble avec nos homologues nationaux, c.-à-d. les Ministres de l’Agriculture, Environnement, Terres et Forets, etc.  (A suivre…)

ARI: Pourriez-vous nous brosser votre profil académique ?

G.G:
 Je m’appelle Gualbert Gbenouhou. Je suis Béninois d’origine, ingénieur agronome comme formation de base, un diplôme obtenu au Bénin. Ensuite, j’ai fait une Maîtrise en Production Végétales et Gestion intégrée des prédateurs des cultures à Drulingen aux Pays-Bas. Ensuite, j’ai poursuivi avec une thèse de Doctorat en Biologie Végétale à l’Université Libre d’Amsterdam. Ceci est pour moi une formation.


J’ai soutenue la thèse de Doctorat le 02 Juin1998. En Janvier 1985, bien avant, j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur agronome. Puis j’ai fini le Master en Novembre 1992. Avant d’intégrer la FAO, j’ai travaillé comme chercheur à l’Institut National de Recherche Agricole du Bénin où je dirigeais le Laboratoire de Défense des Cultures ou de Protection des Végétaux de 1998  à 2009.

En 2009, j’ai été promu Directeur du Centre de Recherche Agricole sur le coton. Je suis parti en Janvier 2010 pour passer au siège de la FAO à Rome, Division Production Végétale et Protection des Plantes, qu’on appelle communément AGP où j’ai étais agronome expert malébologiste. 

Malébologiste signifie simplement la gestion des mauvaises herbes, des adventices dans les  cultures. Les plantes cultivées (maïs, sorgho, haricot) sont des plantes du départ que nous avons sélectionnées dans la nature. Les adventices sont de mauvaises herbes qui n’on a pas été sélectionnés pour l’alimentation humaine.  Elles sont mauvaises parce qu’elles gênent nos cultures. Ce qu’on sait dans les exploitations agricoles au niveau surtout des pays en développement, c’est que les paysans consacrent 50 % à 60 % de leur temps de travail à débarrasser les plantes nobles et leurs cultures de mauvaises herbes qui les gênent. 

Parce que les mauvaises herbes ou adventistes utilisent les engrains que nous appliquons à nos cultures au même titre que les plantes cultivées. Donc, la gestion des mauvaises herbes que nous nous souffrons à nos cultures au titre que les plantes cultivées.

Donc, la gestion des mauvaises herbes dans les cultures, c’est une grosse préoccupation, parce que cela prend beaucoup de temps aux agriculteurs, et cela limite la taille des exploitations. C’est  bien conscient que la FAO a eu toujours un poste d’expert male biologiste qui aide les exploitants agricoles à gérer les mauvaises herbes sans abuser l’utilisation des herbicides,  c.-à-d. produits chimiques qu’on utilise pour tuer les mauvaises herbes dont on n’a pas besoin, pour préserver les cultures et leur permettre de profiter au maximum des engrains qu’on leur applique. 

Donc, mon dernier poste est celui d’expert malébologiste.  Je viens de passer plus de huit ans à Rome comme expert malébologiste des plantes. (A suivre…)

André Gakwaya (ARI)


Journal Ukuri n°138

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