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Ouganda : la raffinerie pétrolière de 60 000 barils par jour reviendra plus cher à l’Etat

(Agence Ecofin) - La raffinerie pétrolière de 60 000 barils/jour, pour un coût de 2 milliards de dollars, dont l’Ouganda envisage de se doter, pourrait lui revenir plus cher que prévu.

En effet, outre les 60% de parts qui reviennent au consortium opérateur de l’usine (Saipem d'Italie, Yaatra Ventures des Etats-Unis d'Amérique et Intra-continent Asset Holdings), l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi devraient chacun prendre 8% de parts pour compléter les 40% restants.

Mais Irene Muloni (photo), la ministre ougandaise du Pétrole a déclaré, lundi, que seule la Tanzanie a pris sa part de 8%. Le Kenya a pris 2,5%. Le Rwanda et le Burundi ne se sont, jusqu’ici, pas manifestés. Par conséquent, Kampala envisage d’acquérir les parts restantes.

Selon The East African, les Ougandais vont probablement creuser plus profondément dans leurs poches pour financer la construction de la raffinerie. Déjà, à l’annonce, en avril dernier, du deal avec les autres pays d’Afrique orientale, la presse locale avait relevé que le pays s’endetterait lourdement pour acquérir ces 8%.

L’annonce de la ministre vient ainsi jeter des doutes sur la réalisation du projet. Au niveau local, les analystes estiment qu’il sera compliqué pour l’Ouganda de lever les fonds nécessaires pour la réalisation du projet.

Olivier de Souza

(Agence Ecofin) - En Tanzanie, le gouvernement envisage de passer à des bus fonctionnant au gaz naturel sur ses lignes de transit rapide à Dar es-Salaam ; une mesure qui permettra une réduction de 50% de la consommation de carburant.

Dans ce cadre, la Dar Rapid Transit Agency (DART) qui est une agence publique ayant pour mandat d'établir et d'exploiter un système de transport rapide par bus à Dar es-Salaam, va faire passer 800 bus de sa flotte au gaz naturel.

« Les experts nous ont dit que l’utilisation du gaz naturel permettrait d’économiser 30 à 50% de ce que nous dépensons en carburant. Nous avons donc convenu que tous les autobus DART devraient utiliser du gaz naturel », a déclaré Kapuulya Musomba, le directeur général par intérim de la société publique du pétrole (TPDC).

Selon le responsable, l’Université de Dar es-Salaam et l’Institut de technologie de Dar es-Salaam sont déjà prêts à installer les systèmes de gaz naturel sur les véhicules.

De plus, le directeur général de la DART a déclaré que système était accessible à tous, y compris aux opérateurs privés de transport. A en croire Musomba, un partenariat devrait être établi entre le gouvernement et les stations-service.

La première phase d’exécution du projet est en cours. Une deuxième phase sera lancée dans la partie sud-est de la capitale sur un linéaire total de 19,3 km.

L'ensemble du projet comporte six phases qui, une fois achevées en 2035, bénéficieront à 90% des résidents de Dar es-Salaam.

La Tanzanie est un petit producteur de gaz naturel et importateur de produits pétroliers dont la production ne sert qu’à approvisionner ses centrales thermiques. Plusieurs projets devraient entrer en production dans les prochaines années pour soutenir ce projet.

 

Kigali, capitale du Rwanda s’apprête à accueillir un nouveau géant du continent. Un projet de construction d’un centre technologique panafricain a été dévoilé mardi dernier.  Les bons signaux ont été données à travers une signature d’accord entre l’entreprise américaine spécialisée dans la formation de développeurs de logiciels, Andela et la Rwanda Development Board (RDB).

L’installation de ce centre vient répondre à certaines réalités sur le terrain. Il s’agit de donner la chance aux développeurs de logiciels émergents au Rwanda de travailler pour des géants technologiques mondiaux tels que IBM, MasterCard et Github, entre autres. Le centre n’est pas pour autant destiné uniquement aux Rwandais. Les initiateurs le martèlent, tous les talents de tous les   pays africains sont concernés.

Pendant les cinq prochaines années, le cabinet espère recruter jusqu’à 500 rwandais qui possedent une expertise en développement de logiciels. Ceux-ci auront accès à une formation rémunérée sur six mois.  Une sorte de renforcement de capacités pour les nouveaux stagiaires qui  auront des  emplois en tant que membres distants au sein des équipes de développement de logiciels dans des sociétés de renom dans le monde entier.

Andela collabore avec plus de 150 entreprises réparties dans 45 villes du monde. Une bonne base de données qui pourra également servir aux jeunes du prochain centre du Rwanda.

«Nous sommes ravis d’avoir trouvé un partenaire au sein du gouvernement du Rwanda dont la mission est si étroitement alignée sur la nôtre: développer et maintenir une main-d’œuvre élite panafricaine. À Kigali, nous avons trouvé un endroit qui rend les voyages en provenance et à destination d’autres pays africains sans heurt et dispose également de l’infrastructure moderne et connectée dont nous avons besoin pour collaborer avec une main-d’œuvre mondiale », précise Jeremy Johnson, cofondateur et PDG d’Andela.

Pour un début, seul l’intérêt, le dynamisme et la détermination du candidat vis-à-vis du programme est important.

Les premiers responsables de la société rwandaise espèrent ainsi contribuer à la création de « la prochaine génération de leaders technologiques qui mèneront l’innovation à Kigali et au-delà. Grâce à des partenariats tels que celui-ci, nous accélérons la croissance de Kigali en tant que centre technologique mondial, tout en faisant progresser le développement des compétences et les opportunités d’emploi pour les jeunes africains talentueux », explique  Clare Akamanzi, la directrice générale de la Rwanda Development Board (RDB).

L’ouverture est prévue pour décembre prochain.

 

ATS

Le 21 ème siècle s'ouvre sur des mutations dont il est difficile de mesurer d’ores et déjà l'ampleur pour les entreprises et les salariés ainsi que pour la société burundaise dans son ensemble. Au Burundi, les technologies d'information et de la communication constituent un facteur d'accélération des échanges commerciaux. Les marchés se mondialisent en même temps qu'ils se segmentent pour fidéliser des clients de plus en plus mobiles. L'entreprise burundaise va devoir procéder à des adaptations de plus en plus rapides de sa structure pour être compétitive. Le recours intensif au travail en équipe, la restructuration des niveaux hiérarchiques, ainsi qu'une plus grande polyvalence conduisent au développement d'organisation apprenante.

Selon André-Calixte BARISABIRA, Expert en Informatique : « les Technologies de l'Information et de la Télécommunication (TIC) sont devenues un nouveau vecteur de plus en plus important de la croissance économique de l'entreprise. Elles ont transformé la planète en un petit village (l'ère numérique). Ces TIC ont changé le comportement du personnel (structure transversale). L'association de l'informatique et des télécommunications a permis de circuler l'information dans le monde. Celui qui la détient a le pouvoir, l'information est la matière première du futur. Ces TIC exigent des compétences élevées et la maîtrise. »

Selon l’expert, dans le cadre des évolutions technologiques et de la diversification des relations et de l'organisation du travail, les salariés burundais sont confrontés à une plus grande mobilité interne et externe à l'entreprise, géographique et professionnelle ainsi qu'au besoin d'entretenir et d'améliorer leurs niveaux de compétences et de qualifications. Pour gagner la bataille, il faut que le personnel de l'amont jusqu'à l'aval participe pour le développement de l'entreprise. Au cours de ce siècle, on assiste au passage de l'économie matérielle à une économie immatérielle, qui consiste à chercher une productivité de plus en plus croissante.  

 « Le développement de la nouvelle économie dépend des connaissances et de la créativité de l'être humain que des ressources naturelles. Cette nouvelle tendance de l'économie mondiale se trouve en pleine mouvance, c’est-à-dire une mutation d'une économie de production à une économie d'information et de savoir. L'économie du marché est une économie de réseaux de services où l’information est la source moyenne de création de la valeur ajoutée. », ajoute l’expert.

Ainsi, le partage de l'information et le partenariat s'impose au sein de l'organisation. Face à ces exigences telle que (mondialisation : ouverture du marché, alliances, partenariat.), l'entreprise burundaise doit s'adapter et adapter son organisation avec les outils appropriés.

 

Les entreprises burundaises facilitent la décentralisation de développement par l’usage des NTIC.

Jouissant d’une bonne santé et occupant une position concurrentielle favorable sur un marché, les entreprises burundaises contribuent non seulement à la création des revenus, mais également à la redistribution du revenu national en faveur des pauvres. Ces entités économiques, dans une certaine mesure facilitent ainsi la décentralisation de développement. Toutes ces vertus reconnues aux entreprises ne sont possibles que si elles disposent des ressources matérielles, financières, humaines et informationnelles. Or l’acquisition de cette dernière et son exploitation constituent une valeur ajoutée pour le système d’information de l’entreprise qui, de nos jours connaît une véritable mutation avec l’arrivée des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) encore appelées Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

« Sur le plan économique, le bouleversement des flux de l’information autour de l’entreprise burundaise apparaît à la fois comme une menace et une opportunité. Une entreprise qui gère bien cette situation, peut bénéficier d’une flexibilité et d’une capacité pouvant lui permettre de s’adapter sur son marché en assurant sa compétitivité ».

Ainsi, toute entreprise utilisatrice d’internet ou de ses dérivées est placée sous le jeu d’un grand vent. Nombreuses sont les « success stories », des entreprises ayant connu un développement de leur activité à la suite de relations nouées avec de nouveaux clients locaux ou étrangers sur la toile.

La mairie de Bujumbura accueille la 1ere édition du salon numérique

Dans l’optique de promouvoir l’entreprenariat numérique à l’endroit de la population en général et la jeunesse en particulier, la marie de Bujumbura accueille le 24 Aout 2018 la 1ere édition du salon numérique qui a pour but de promouvoir l’entreprenariat numérique au Burundi.

Cette première édition est organisée par Say African Youth Company en collaboration avec Google nommé Digital Skills For Africa. Cette édition fait suite a une formation qui avait été dispensée à 11 mille jeunes burundais, rwandais et congolais sur l’entreprenariat numérique.

Selon l’organisateur de l’événement, « après toutes ces formations, nous avons jugé qu’il était bon d’avoir un sommet qui viendrait couronner tout cela avec les entrepreneurs et les étudiants. Mais également inviter des gens qui viendraient de différents pays et cela pour ne pas être les seuls à parler en ne pointant que le Burundi mais écouter également et apprendre des expériences d’autres pays tels que le Congo, l’Ouganda et la Belgique, dans l’innovation technologique », explique David ABIYAH.

Cette 1ere édition va rassembler près de trois cent acteurs de la société civile; étudiants, universitaires, jeunes, leaders des associations, le gouvernement et institutions gouvernementales et autres institutions et organismes internationaux. Des sujets importants sur le numérique vont faire objet de débat et permettront de booster l’usage du numérique au pays et d’en faire un outil de travail utile pour les populations de proximité.

Ces sujets se rapportent sur la  jeunesse et l’esprit d’entreprise, l’entrepreneuriat dans un monde numérique, la technologie de la chaîne de blocs, la crypto monnaie et le concept d’argent bit coin, la contribution du gouvernement à l’entrepreneuriat numérique, les défis de l’entrepreneuriat numérique au Burundi ou encore les lois et les aspects juridiques de l’entrepreneuriat numérique. L’objectif étant de donner les outils aux jeunes et aux entreprises pour faire face de façon accélérée et adaptée à ce nouveau monde où les technologies avancent à pas de géant.

Certes, des innovations dans le domaine des TIC donnent naissance à des solutions endogènes qui transforment les entreprises et dynamisent l'entrepreneuriat et la croissance économique mais le défi désormais consiste à faire passer ces innovations et ces réussites à l'échelle supérieure afin qu'elles exercent un impact social et économique plus visible pour le pays.

Justin Niyonizigiye                                                                                                          

Ouganda: depuis le 1er juillet, près de 2 millions $ de taxes déjà collectés sur le Mobile Money et les réseaux sociaux

(Agence Ecofin) - Le gouvernement d’Ouganda a révélé le 17 juillet 2018 avoir déjà collecté la somme de 7 milliards de shillings (1 895 929 dollars US) représentant la somme des taxes sur le Mobile Money et les réseaux sociaux, entrées en vigueur le 1er  juillet 2018.

D’après le ministre des Finances, David Bahati qui s’exprimait sur le sujet face à la presse le 17 juillet 2018, au lendemain du conseil de cabinet, la seule taxe sur le Mobile Money a généré 5 milliards de shillings (1 354 235 dollars US) alors que le montant attendu était de 2,5 milliards de shillings (677 117 dollars US).

Selon le ministre des Finances, le conseil de cabinet a décidé également de n’imposer que les retraits d’argent. David Bahati a souligné que ces changements- la réduction de la taxe de 1% à 0,5% et la seule imposition des retraits- n’aura pas d’impact sur les prévisions financières du gouvernement au regard du succès enregistré dans ce segment.

« Nous nous attendons à collecter 118 milliards de shillings si nous facturons le prélèvement de 0,5% sur les retraits seulement. C’est toujours plus que les 115 milliards de shillings que nous avions estimés.», s’est réjoui le ministre.

Pour la taxe sur les réseaux sociaux, le gouvernement a refusé de la retirer comme souhaité par les consommateurs. Le ministre des Finances a indiqué avoir déjà demandé à la Commission des Communications (UCC) d’interdire l’usage des VPN dans le pays, afin de contrer tous ceux qui voudraient utiliser les réseaux sociaux en contournant la taxe.

Journal Ukuri n°135

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