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L'humanité n'a pas atteint le nombre de 7,4 milliards d'individus du jour au lendemain. Il lui a fallu plus de 3 millions d'années, depuis l'apparition des premiers représentants du genre Homo, pour atteindre une telle population. Avec des hauts et des bas.

Si retracer l'évolution de l'humanité sur plusieurs millions d'années reste une gageure, les spécialistes parviennent à livrer des estimations. Ainsi, ils évaluent qu'à l'aube de l'humanité, l'espèce humaine ne comptait qu'une centaine de milliers d'individus répartis en petits groupes distincts. Il faut attendre 40 000 ans av. J.-C. pour atteindre le million.

 

Entre ces deux dates, différents scénarios sont avancés. Certains estiment que la population humaine aurait pu croître entre -1,9 Ma et -200 000 ans pour atteindre 1,15 million d'âmes. Et à deux reprises, en -150 000 et -73 000, l'humanité aurait frôlé l'extinction.

Par deux fois proches de l'exctinction

La première fois, il y a environ 150 000 ans, après un épisode glaciaire qui aurait fait chuter la population à quelque 100 000 individus ; la seconde, en 73 000 av. J.-C., après l'éruption du volcan Toba, en Indonésie. Un cataclysme qui aurait réduit l'humanité, selon certaines estimations, à seulement 10 000 représentants.

Pour autant, nous sommes là, et ce malgré les aléas climatiques (périodes glaciaires et interglaciaires), les invasions respectives, les guerres, les maladies (grandes pestes) qui ont ponctué notre histoire.

Entre 6000 et 4000 av. J.-C., au Néolithique, la population sur Terre serait ainsi passée de 7 millions à 30 millions avant d'atteindre, en 2000 av. J.-C., les 100 millions d'individus. Bénéficiant des progrès techniques, de la médecine et de la maîtrise de l'environnement, elle a atteint le milliard en 1800 et les 6 milliards d'humains en 1999.

D'après Science & Vie QR n°23 « Nos ancêtres & nous »

L’intérêt des Etats de l’Afrique de l’Est pour les infrastructures énergétiques demeure élevé, mais les financiers restent préoccupés par les risques d’ordre politique et financier auxquels sont exposées les opérations réalisées dans cette région. C’est ce qui ressort du sommet est-africain de l’énergie qui s’est tenu du 6 au 8 février dernier, à Kampala.

« En tant que banque, nous avons pour mission d’accompagner tous les projets, même ceux qui suscitent des réticences auprès des autres investisseurs. Mais cela nous expose à certains risques, d’ordre politique, si les élections n’ont pas lieu au temps prévu ou d’ordre économique en cas d’instabilité de la monnaie.», a affirmé Lungile Mashele, le spécialiste des énergies à la Banque de développement de l’Afrique australe.

L’institution a, au cours de l’année écoulée, octroyé 1,03 milliard $ de financement d’infrastructure, mais de nombreux projets soumis n’ont pas pu obtenir son accompagnement à cause des risques qui y étaient liés.

Attilio Pacifici, le chef de la délégation de l’Union européenne à l’événement, a affirmé que son organisation a mis en place des instruments de financement dans le cadre de son Plan d’investissement à l’étranger (EIP). Entre autres instruments, un fonds de garantie de 1,84 milliard $ au profit de l’Afrique, ainsi qu’une plateforme d’investissement régional pour le continent, avec à la clé une dotation de 3,2 milliards $. L’ensemble de ces outils devrait faciliter la mobilisation de 54 milliards $ de financement additionnel.

« Malgré l’accélération du processus de rentabilisation des technologies d’énergies renouvelables, le financement de tels projets demeure difficile dans plusieurs régions du globe. La transformation du secteur énergétique nécessite des mesures politiques ambitieuses ainsi qu’une capacité à lever des fonds auprès des investisseurs privés, ce qui nécessite la limitation des risques.», a affirmé M. Pacifici.

Gwladys Johnson Akinocho

L’Autorité de régulation des services d’utilité publique du Rwanda (RURA) a donné à Airtel Rwanda Ltd, son approbation pour l’acquisition de 100% d’actions de Tigo Rwanda Ltd, la filiale locale du groupe télécoms Millicom International Cellular (MIC). Les deux sociétés télécoms qui étaient parvenues à un accord, le 17 décembre 2017, avaient besoin du feu vert du régulateur télécoms pour poursuivre et clore le processus d’absorption administratif et financier entamé.

Une fois achevée, l’acquisition de Tigo Rwanda Ltd, dont le montant n’a toujours pas été dévoilé, fera d’Airtel Rwanda Ltd, le plus grand opérateur télécoms du pays, en matière de parts de marché, devant MTN. Au 31 décembre 2017, dans un marché de 8 819 217 abonnés, la filiale du groupe télécoms indien Bharti Airtel occupait la 3ème place avec 1 634 379 clients pour 19 % de part de marché. La société Tigo qui était deuxième, la dépassait largement avec 3 456 601 abonnés pour 39% de part de marché. MTN détenait la place de leader, pas très loin de Tigo, avec 3 728 237 abonnés pour 42% de part de marché. Avec l’acquisition de Tigo, Airtel détiendra 58% de part de marché, avec 5 362 616 abonnés.

Selon Airtel, cette opération d’acquisition n'affectera pas les abonnés existants de Tigo Rwanda qui continueront à être servis, de manière transparente, pendant et après la consolidation. Ils ne seront pas tenus de changer leur numéro de téléphone ou leur compte Mobile Money.

Le 20 décembre 2017, Philip Amoateng, le président-directeur général de Tigo Rwanda Ltd, avait déjà rassuré les employés de l’entreprise et ses partenaires commerciaux sur l’impact bénéfique de son acquisition par Airtel. Il avait déclaré qu’elle ne changera pas grand-chose aux affaires de la compagnie de télécommunications et apporterait plus d'avantages aux clients qui bénéficieraient d’une connexion améliorée et d’un réseau plus étendu et bien intégré.

Muriel Edjo

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(Agence Ecofin) --New Way of Working Tel est e nom de la nouvelle stratégie mise en place par la Banque africaine de développement (BAD) et visant à apporter l’électricité à 29,3 millions de personnes, d’ici à 2020. Cette nouvelle politique a été présentée par Akinwumi Adesina (photo), le président de l’institution, lors d’une rencontre de haut niveau qui s’est tenue, le 28 janvier 2018, au siège de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, à Addis-Abeba.

« La BAD est aujourd’hui en première ligne, en ce qui concerne les investissements dans les énergies renouvelables en Afrique. La part des énergies renouvelables dans le portefeuille énergétique de la banque, est passée de 14% lorsque je suis devenu président de l’institution en 2015, à 100% l’année dernière», a rappelé le responsable qui a appelé le Secrétaire général des Nations Unies à l’accompagner dans le processus.

Grâce à nos actions, nous avons contribué à sortir 3,8 millions d’Africains de l’obscurité, au cours de l’année écoulée, a également affirmé M. Adesina.

2017 a été une année de performance pour la banque qui a révélé avoir atteint 100% des objectifs qu’elle s’était fixé, sur le plan énergétique.

 

L'Egypte affiche une grande dépendance vis-à-vis du Nil. En plus d'irriguer l'agriculture, le fleuve est également la première source d'eau potable. (Crédits : Reuters)
L'Egypte affiche une grande dépendance vis-à-vis du Nil. En plus d'irriguer l'agriculture, le fleuve est également la première source d'eau potable. (Crédits : Reuters)

La brouille entre Addis-Abeba et Le Caire sur la gestion des eaux du Nil ne devrait pas se régler de sitôt, en témoigne le niet opposé par le gouvernement éthiopien à la proposition de la diplomatie égyptienne de confier l’arbitrage du litige né de la construction du Haut barrage de la renaissance éthiopienne à la Banque mondiale.

La crise régionale autour de la gestion des eaux du plus long fleuve du monde, le Nil, semble être dans l'impasse, après que le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn ait rejeté la proposition égyptienne d'une médiation menée par la Banque mondiale dans la dispute issue de la construction d'un barrage hydroélectrique par Addis-Abeba sur sa partie du cours d'eau stratégique.

Négociation au point mort

Le projet éthiopien du Haut barrage de la Renaissance inquiète le gouvernement égyptien, qui craint que cet ouvrage d'art ne restreigne les eaux qui descendent des hauts plateaux éthiopiens, avant de de traverser le désert soudanais pour atteindre ses champs et ses réservoirs. L'Ethiopie réfute de son côté, que le barrage, qui mobilise un investissement de 4 milliards de dollars puisse engendrer un tel impact.

La construction de cette infrastructure vise à faire d'Addis-Abeba, l'un des plus importants exportateurs d'énergie du continent. Pour l'heure, les négociations entre les différentes parties bloquent depuis des mois sur la question du libellé de l'étude d'impact environnemental du barrage. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry a dans une tentative pour débloquer la situation proposé en décembre dernier une médiation de la Banque mondiale.

L'Ethiopie ne veut pas entendre parler de la Banque mondiale

« Rechercher un soutien professionnel est une chose, transférer l'arbitrage à une institution est une autre chose. Alors nous leur avons dit que ce n'est pas acceptable pour nous », a déclaré Hailemariam à la presse éthiopienne.

Le refus d'un arbitrage de la Banque mondiale par l'Ethiopie a été tempéré par le Premier ministre éthiopien, qui malgré son refus de la proposition égyptienne a assuré « qu'il est possible de parvenir à un accord grâce à la coopération et à l'esprit de confiance ».

Une position que semble partager, le Raïs égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui suite au refus éthiopien s'est engagé à ne pas laisser les différends sur la construction du barrage « ruiner » les relations du Caire avec Addis-Abeba. Le partage et l'utilisation des eaux du Nil est un sujet de dispute récurrent entre les pays traversés par le fleuve, des tensions qui pourraient dégénérer en un conflit susceptible de déstabiliser la sous-région en cas de détérioration de la situation.

Les ambitions du méga-barrage éthiopien

Le Haut barrage de la Renaissance éthiopienne, dont les travaux sont achevés à 60% devrait produire à termes 6.000 MW. Ce projet stratégique pour Addis-Abeba s'inscrit dans le cadre de son plan de développement 2015-2020, qui vise à porter la production électrique éthiopienne à 17.346 MW, contre une capacité actuelle d'un peu plus de 4.300 MW issus des segments hydrauliques, éoliens et géothermiques.

La mise en œuvre de ce projet représente ainsi un impératif pour la réalisation des objectifs éthiopien en production d'énergie. Le principal point de discorde entre l'Ethiopie et l'Egypte se rapporte à la vitesse à laquelle le réservoir du barrage devra être rempli. L'inquiétude du Caire s'explique par la dépendance de son secteur agricole au Nil, dont les eaux représentent également la première source d'eau potable des égyptiens.

La Tribune Afrique

 
 
 
 

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