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(Agence Ecofin) - Dans son rapport sur la mobilité en Afrique subsaharienne, pour le mois de novembre 2016, la société technologique Ericsson indique que le smartphone sera le principal moyen d’accès à Internet d’ici six ans.

Actuellement, les téléphones de base pèsent encore pour près de 60% des connexions à Internet dans cette partie du continent représentée par 48 pays. Quant à la connexion par ordinateur, tablette et modem, elle est marginale. Elle ne représente que près de 5% des moyens d’accès à Internet. Un pourcentage qui ne s’améliorera pas d’ici 2022 d’après Ericsson.

Le smartphone, qui représente par contre près de 35% des moyens d’accès à Internet actuellement, va connaître une explosion. Selon les projections de la firme technologique suédoise, en 2022, c’est 80% voire 85% des connexions à Internet en Afrique subsaharienne qui se feront via cet appareil intelligent. Avec plus d’un milliard d’abonnés aux télécoms sur le continent, ce sera près de 950 millions de smartphones actifs à travers l’Afrique.

La croissance du smartphone en Afrique subsaharienne sera grandement portée par la mise sur le marché, par les constructeurs, d’appareils à petit prix qui permettront au plus grand nombre de personnes d’expérimenter le haut débit sur mobile. Les fabricants tels que Tecno, Huawei ou encore Nokia multiplient déjà la sortie de ce type d’appareils mobiles sur leurs différents marchés africains.

Muriel Edjo

Ce sont les dernières révélations issues des archives d'Edward Snowden, cet ancien consultant pour l'agence américaine de renseignements, la NSA. Le journal français Le Monde et le site The Intercept se sont penchés sur une nouvelle série de documents portant sur l'Afrique. Le continent intéresse beaucoup les services de renseignements américains et britanniques depuis des années, et notamment la République démocratique du Congo.

Parmi les 20 pays africains surveillés, la République démocratique du Congo est celui qui a été le plus ciblé, le plus écouté. Les fameux documents rendus publics grâce à Edward Snowden datent de début 2009. Cette année-là, les autorités de Kinshasa sont en pleines négociations avec le groupe rebelle CNDP. Objectif : intégrer une partie des combattants au sein de l'armée congolaise et essayer de ramener la paix dans l'est du pays.

Les discussions, très délicates, sont alors suivies de très près par les services de renseignements britanniques. Ils surveillent les principaux acteurs de ces négociations. Le président Kabila, mais aussi ses conseillers les plus proches et un haut gradé de l'armée. Le gouverneur de la région du Nord-Kivu lui aussi est sur écoute. Même chose du côté des rebelles : les téléphones de Laurent Nkunda, de Bosco Ntaganda et de leurs conseillers sont surveillés en permanence.

Les services secrets ne se contentent pas des lignes de bureau, ils connaissent les numéros de portable et les adresses mails personnelles des intéressés. En fait, c'est très simple : pendant toute cette période, le Royaume-Uni pouvait écouter en temps réel les conversations et suivre pas à pas l'évolution des positions de chacun.

RFI

(Agence Ecofin) - Le Kenya et l’Afrique du Sud sont les seuls pays africains où la liberté sur Internet est totale, selon le rapport 2016 sur la liberté d’Internet dans le monde, publié par l’Ong américaine Freedom House. L’étude a été menée entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016.

Le Kenya et l’Afrique du Sud sont les mieux classés parmi les 16 pays africains pris en compte dans le classement mondial de 65 pays. En Afrique du Sud, qui est 25ème, le taux de pénétration de l’Internet atteint 52%. Le pays a connu une campagne retentissante menée en 2015 sur les réseaux sociaux par les étudiants qui protestaient en même temps dans la rue contre l’augmentation des frais de scolarité.

Le Kenya est classé 29ème même si l’année dernière, la Commission de classification des films (Kenya Film Classification Board-KFCB) a tenté de supprimer sur Internet des contenus vidéos jugés répréhensibles. Mais le rapport de Freedom House constate qu’aucun site, aucune plateforme de réseau social et aucune application de communication n’est bloqué dans ce pays d’Afrique de l’Est. Le gouvernement kényan a investi dans l’infrastructure des Tic, au point où la vitesse du haut débit est de 7,2 mégabits par seconde (mbps), bien au dessus de la moyenne mondiale qui est de 6,3 mbps.

Les autres pays africains étudiés dans le rapport sont l’Angola, l’Egypte, l’Éthiopie, la Gambie, la Libye, le Malawi, le Maroc, le Nigeria, le Rwanda, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, le Soudan et la Tunisie. La Maroc et le Nigéria par exemple sont classés dans la catégorie « liberté partielle ». Il est reproché au Nigéria l’arrestation des internautes qui ont critiqué l’administration de l’ex-président Jonathan Goodluck. Mais le pays est apprécié pour la montée de l’activisme sur Internet.

Parmi les pays mal classés, il y a l’Ouganda où la liberté sur Internet a reculé, mais surtout l’Ethiopie où cette liberté n’existe presque plus à la suite des affrontements entre la police et la communauté oromo en septembre et en octobre derniers.

Assongmo Necdem

                             Vital conserve ses tomates dans la cendre. Crédit photo: Jean de Dieu Ininahazwe

Vital Nduwimana se désolait de la quantité de tomates qu’il perdait chaque saison. Pendant des années, ses tomates se mettaient à pourrir trois ou quatre jours après qu’il les avait récoltés. Cela le frustrait.

M. Nduwimana explique: « Je n’arrivais pas à écouler toute la quantité de ma production des tomates et je perdais beaucoup, presque la moitié de ma production. Pire encore, je devais les vendre à bas prix au marché. Alors, en 2015 j’ai eu l’idée de trouver une technique de conservation des tomates.» 

M. Nduwimana cultive la tomate à l’est du Burundi, sur la colline de Kabuyenge, à cinq kilomètres de la frontière tanzanienne. 

À l’Est du Burundi, les tomates sont en abondance pendant la période d’août et septembre. Cependant, les producteurs et les productrices ont du mal à conserver leurs tomates pour les vendre plus tard. Une grande quantité de tomates pourrissent. 

M. Nduwimana a testé de nombreuses techniques pour résoudre son problème. Il a essayé de conserver ses tomates dans de l’eau, l’argile, sous terre, dans des cartons et même sous le sable. Il a essayé toutes les méthodes qui lui venait à l’esprit, en vain. 

Puis un jour, il constate que les tomates qu’il avait conservées à côté des bananiers n’avaient pas pourri. C’est ainsi qu’il se rend compte de la présence de la cendre au pied des bananiers. 

Il a décidé d’essayer de conserver ses tomates dans la cendre et a découvert que cette technique de conservation est plus efficace que toutes les autres précédemment essayées.

Il utilise la cendre provenant d’une cheminée, et tamise celle-ci trois ou quatre fois pour enlever les gros résidus, débris et autres corps étrangers. Ensuite, il verse la cendre dans un carton en papier avant d’y déposer les tomates. Grâce à cette technique, M. Nduwimana parvient à conserver en toute sécurité ses tomates pendant plusieurs mois. 

Il explique : « Je conserve mes tomates dans la cendre pendant une période de cinq à six mois. C’est dans le but de les vendre au mois de décembre,  janvier ou février quand les prix augmentent puisque les tomates sont rares et deviennent chères pendant cette période. »

Jean Nivyabandi est agronome. Il assure que les cendres n’ont pas d’effets négatifs sur les tomates et que celles-ci peuvent être consommées sans aucun danger. Il explique : «Il n’y a aucun risque de toxicité de la tomate après conservation dans les cendres.» 

Néanmoins, l’agronome souhaite que l’Institut des sciences agronomiques du Burundi procède à des tests pour valider scientifiquement la technique de M. Nduwimana. 

Pendant ce temps, d’autres producteurs et productrices de tomates de Cibitoke, la principale région productrice de tomates du Burundi, ont eu la motivation de tester les techniques par eux-mêmes. 

Judith Mizmana cultive la tomate à Cibitoke. Elle déclare : « Normalement, je pouvais récolter entre 550 et 600 kilogrammes de tomates par saison. Mais … je perdais près de la moitié de ma production. Aujourd’hui, je me frotte les mains et je souris tout le temps. Grâce à cette technique, je peux conserver mes tomates en attendant que le prix monte au marché sans avoir peur qu’elles vont pourrir. » 

Pendant ce temps, l’agriculteur innovateur a changé sa vie grâce à cette technique. Il déclare : « Avec le revenu tiré de la vente des tomates, j’ai ouvert un petit restaurant et je suis fournisseur permanent des tomates aux restaurants du chef-lieu de ma province. J’ai tout le marché et j’ai créé de l’emploi également. C’est toute une vie qui a changé. Dans l’avenir, je projette acheter  un camion pour assurer le transport de mes tomates. »

M. Nduwimana est devenu un entrepreneur ambitieux. En juillet 2016, il a même gagné un concours sur l’innovation organisé par l’ONG Agakura.

http://lentrepreneuriat.net/

Le Next Einstein Forum (NEF) (http://NEF.org) - le forum mondial pour la science en Afrique - lance aujourd'hui son deuxième appel à candidatures pour le programme des lauréats du NEF. La nouvelle promotion rejoindra 15 des meilleurs jeunes scientifiques africains, la première promotion de lauréats du NEF et présentera leur recherches et innovations lors de la Rencontre internationale 2018 du NEF, qui se tiendra en mars 2018 à Kigali, au Rwanda.

Le NEF, une initiative de l'African Institute for Mathematical Sciences (AIMS) en partenariat avec la Fondation Robert Bosch, est une plateforme mondiale qui connecte la science, la société et les politiques en Afrique et dans le reste du monde, avec la science comme levier du développement humain à l'échelle mondiale. En mars de cette année, le NEF, en partenariat avec le gouvernement du Sénégal, a organisé la Rencontre internationale 2016 du NEF, le premier forum mondial pour la science sur le sol africain, réunissant plus de 1 000 participants du domaine de la recherche, des universités, du gouvernement, du secteur privé et de la société civile. La Rencontre internationale a mis l'accent sur la façon dont la science et la technologie peuvent résoudre les défis mondiaux.

« Après une fructueuse première Rencontre internationale, nous sommes ravis de lancer le processus de recrutement de la prochaine promotion des plus brillants jeunes scientifiques d'Afrique. La première promotion, grâce à ses présentations captivantes lors de la Rencontre internationale du NEF à Dakar, a prouvé au monde que l'Afrique est une source de recherche de pointe, d'innovations pouvant changer des vies et de leadership scientifique. Les lauréats du NEF sont en train de briser des barrières et d'inviter des collaborations internationaux, ce qui est nécessaire pour la voie du développement de l'Afrique et du monde. Nous sommes tellement confiants que cette année, nous avons augmenté le nombre de lauréats du NEF, passant de quinze à vingt places», a déclaré M. Thierry Zomahoun, Président du NEF et PDG d’AIMS.

L’appel à candidatures au Programme des Lauréats du NEF est ouvert aux Africains du monde entier - y compris à ceux de la diaspora – qui se distinguent dans une quelconque des disciplines scientifiques, dans les domaines des sciences sociales, des humanités et de la technologie. Les candidats doivent avoir moins de 42 ans, être titulaires d'un Doctorat et avoir fait une recherche/découverte de référence qui a eu un impact à l'échelle mondiale.

Dr. Ingrid Wuenning Tschol, Première Vice-Présidente en charge de la Stratégie de la Fondation Robert Bosch, qui a noué un partenariat avec l'AIMS afin de créer le NEF, a affirmé : « Comme nous l'avons vu au Sénégal, les lauréats du NEF sont des leaders dans leurs domaines. Ils effectuent de brillantes recherches et encadrent la prochaine génération de scientifiques africains. Ils démontrent le potentiel de l’Afrique au monde entier mais aussi aux leaders africains. Alors que nous lançons le nouvel appel à candidatures, nous espérons susciter davantage de collaborations parmi les scientifiques du continent et à l'échelle mondiale. Nous estimons également que l'intensification des recherches sur le continent africain aura un impact positif durable pour le monde. Nous encourageons tous ceux qui sont éligibles à soumettre leur candidature au programme».

En plus de participer à la Rencontre internationale 2018 du NEF et d'y présenter leurs travaux, les lauréats du NEF participeront à des voyages de recherche et à des semaines de visite en tant que chercheurs invités auprès de partenaires. En outre, leurs interventions, ainsi que leurs publications à l'échelle mondiale seront également facilitées et ils seront soutenus dans leurs recherches. Le mandat des lauréats du NEF s'étend jusqu'au 30 juin 2019.

Le processus ouvre le 15 novembre 2016 jusqu’au 27 janvier 2017 et les formulaires de candidatures sont disponibles sur NEF.org/nef-fellows. La liste des lauréats du NEF sélectionnés sera communiquée en juin 2017. Regardez la vidéo "Découvrez nos lauréats du NEF 2016/2017"

Distribué par APO pour Next Einstein Forum (NEF)

Journal Ukuri n°138

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