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(Agence Ecofin) - Le Rwanda prévoit de porter sa capacité électrique, des 190 MW actuels, à 563 MW, d’ici à 2018 afin de faire face à la croissance de sa demande énergétique, ce qui représentera une croissance d’environ 196%.

Pour atteindre cet objectif, de nombreux projets sont prévus tels que la centrale à gaz de méthane de Symbion (50 MW), la centrale à tourbe de Hakan (80 MW) et les barrages de Rusumo (80 MW) et de Ruzizi (147 MW). Des centrales électriques, d’une puissance d’environ 23 MW, sont également prévues pour entrer en service au cours de cette année fiscale.

Le gouvernement compte également avoir recours au solaire dans le cadre de partenariats public-privé pour atteindre son objectif. Dans ce domaine, l’électrification grâce au solaire off-grid connaît un développement important dans le pays. Sa proportion dans le mix énergétique est passée, de 2,6% au cours de l’année fiscale écoulée, à 24,3% au cours de celle en cours.

L’ensemble de ces mesures entre dans la cadre de la deuxième phase de l’Economic Developement and Poverty Reduction Strategy (EDPRS II) qui ambitionne de transformer le Rwanda en un pays à revenu intermédiaire.

                     Ministre des ressources naturelles : Dr. Vincent BIRUTA

Le Rwanda exhorte les autres pays du monde à adopter un amendement ambitieux au protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Les experts indiquent que la non protection augmenterait les risques de cancer de la peau et le réchauffement climatique.

Le protocole de Montréal est un accord mondial qui fait suite à la convention de Vienne visant à protéger la couche d'ozone. Si cet amendement est adopté, il donnera lieu à la baisse précoce des hydrofluorocarbures (HFC), selon un communiqué du ministère des ressources naturelle. HFC sont des gaz à effet solides utilisés principalement dans des réfrigérateurs, des climatiseurs, des propulseurs et des aérosols avec un potentiel de réchauffement planétaire.

«Nous sommes impatients d'accueillir toutes les parties au protocole de Montréal au Rwanda dans l'esprit de la coopération internationale. Nous sommes heureux de voir beaucoup de pays soutenant cet amendement et nous sommes convaincus qu'il sera adopté quand nous nous rencontrons à Kigali en Octobre. Le Rwanda est prêt à coopérer avec toutes les parties pour trouver une convention commune et de faire l'amendement une réalité », a déclaré ce jeudi à Kigali le Dr Vincent Biruta, ministre des ressources naturelles lors d’une conférence de presse à la veille des célébrations pour marquer la journée internationale pour la préservation de la couche d'ozone, qui a lieu chaque année le 16 Septembre.

L'amendement représenterait l'action globale la plus importante pour réduire le changement climatique depuis l'adoption de l'Accord de Paris.

Plus de 1000 dirigeants et experts internationaux de préservation de l'ozone sont attendus à Kigali le mois prochain pour la 28è réunion des parties au Protocole de Montréal, connu sous le nom MOP28.

Une modification réussie du protocole signalerait l'engagement de la communauté internationale à l'action pratique pour réaliser les objectifs de l'Accord de Paris, notamment limiter le réchauffement planétaire à 2 °C, sur l'objectif plus ambitieux de 1,5 ° C

Journée internationale pour la préservation de la couche d'ozone

Célébrée chaque année le 16 Septembre, la journée internationale pour la préservation de la couche d'ozone commémore la date de la signature du Protocole de Montréal en 1987 et fournit l'occasion de réfléchir sur les progrès réalisés pour protéger la couche d'ozone. La journée célèbre sous le thème, « l’ozone et le climat »

Le thème reconnaît les efforts collectifs des parties à la convention de Vienne et le Protocole de Montréal pour la restauration de la couche d'ozone au cours des trois dernières décennies, et l'engagement mondial pour lutter contre le changement climatique.

Gilbert Cyiza, iphame Kigali

James Musoni, ministre rwandais des Infrastructures et Manuel Antonio Mota, directeur général de Mota-Engil Africa.

La division africaine du groupe de BTP portugais a décroché un contrat de 818 millions de dollars pour construire l'aéroport international de Bugesera, au Rwanda, a rapporté vendredi l'agence "Reuters", qui cite Manuel Antonio Mota, directeur général de Mota-Engil Africa.

La réalisation de l’aéroport international de Bugesera, censé booster les capacités d’accueil de voyageurs internationaux du Rwanda, a été confiée à la filiale africaine du groupe de BTP portugais Mota-Engil. L’information a été apportée par Manuel Antonio Mota, directeur général de Mota-Engil Africa, durant une conférence de presse organisée à Kigali dans la soirée du jeudi 1er septembre, rapporte Reuters.

Selon le dirigeant portugais, la première phase de ce projet, porte sur la construction d’un aéroport disposant d’une capacité d’accueil de 1,7 million de passagers par an. Sa construction devrait démarrer en juin 2017 et s’achever en décembre 2018. Le coût de cette première phase est de 418 millions de dollars, a indiqué Manuel Antonio Mota.

La sélection du maître d’oeuvre du chantier intervient avec un certain retard par rapport au calendrier évoqué en 2011 par les autorités rwandaises, qui tablaient sur sa désignation avant la fin 2012 et une entrée en service de l’aéroport en 2016.

Dans un communiqué cité par Reuters, les autorités rwandaises ont indiqué que Mota-Engil serait en charge de la gestion de cet aéroport pendant 25 ans, avec une option de 15 ans supplémentaires.

La construction d’un nouvel aéroport international à Bugesera (à une quarantaine de kilomètres au sud de la capitale), annoncée dès 2011, vise à pallier l’engorgement de celui de Kigali. Ce projet est stratégique pour le Rwanda qui a pour ambition de devenir un hub régional des services et une destination touristique prisée. L’aéroport de Kigali qui dispose d’une capacité de 1,6 million de passagers par an, n’a que peu de possibilités.

Or la deuxième phase du projet d’aéroport de Bugesera prévoit d’étendre ses capacités à 4,5 millions de passagers. Motan-Engil, en charge également de cette expansion, a indiqué que son coût serait de 400 millions de dollars, rapporte Reuters. Ni Mota-Engil ni le gouvernement rwandais n’ont indiqué quand cette deuxième phase serait lancée.

« [C]e projet permettra à travers l’augmentation du tourisme d’améliorer la croissance et le développement économique du Rwanda, en tant que destination de tourisme d’affaires. Le nouvel aéroport servira de passerelle entre le Rwanda et le monde extérieur et facilitera le commerce et les investissements. Il agira comme une plaque tournante pour la stratégie de croissance de Rwandair et d’autres compagnies aériennes commerciales desservant la région », s’est réjouit dans un communiqué le ministère rwandais de l’Économie et de la planification économique.

Activités

Mota-Engil est très présent en Afrique australe, au Malawi, au Mozambique et en Angola notamment où le groupe de BTP a multiplié les projets, parmi lesquels la réhabilitation de la baie de Luanda, la construction de l’aéroport de Luanda et du terminal aérien de Cabinda.

En 2015, le groupe portugais a enregistré un chiffre d’affaires de 2,43 milliard d’euros, réalisé à 34 % en Afrique. Ses revenus dans la région (835 millions d’euros) étaient en net recul par rapport à ceux enregistrés un an plus tôt (1,06 milliard d’euros), en raison notamment d’un recul des activités en Angola et au Malawi. Le groupe portugais comptait 11 900 employés en Afrique en 2015, sur un total de 29 300 à travers le monde.

Jeune Afrique

La première centrale solaire de grande taille de l’Afrique orientale a commencé à fournir de l’énergie en février 2015 au Rwanda. (Gigawatt Global)

Les énergies renouvelables sont en tête… Mais pas seulement

Selon la dernière étude « Financer la croissance africaine à l’horizon 2020 : perception des investisseurs internationaux », réalisée par le cabinet Havas Horizons et l’Institut Choiseul et portant sur la période 2016-2020, en Afrique, les énergies, les services financiers et les transports sont les trois secteurs  jugés les plus prometteurs. D’après cette étude menée auprès de 55 investisseurs étrangers, l’énergie, arrive en tête des secteurs les plus prometteurs du continent avec 38% des investisseurs sondés alors qu’elle était 4e en 2015.

Largement plébiscité comme étant le secteur le plus prometteur de l’économie africaine, le secteur de l’énergie attire et retiens l’investissement. « Les investisseurs croient en la capacité du continent à devenir une référence mondiale pour les énergies renouvelables, activité d’ores et déjà privilégiée dans leurs investissements», indique le rapport.  Ce secteur, jadis considéré comme risqué semble offrir aujourd’hui « un potentiel de retour sur investissement très significatif ».

Dans ce cadre, Havas a établi le top 5 des pays africains ayant un fort potentiel énergétique. Il s’agit du Nigéria qui occupe la première place avec 33% des sondés, suivi de la Cote d’Ivoire avec 22%. Le Kenya et le Maroc sont troisième ex aequo avec 19% chacun des investisseurs sondés, tandis que l’Afrique du Sud ferme ce classement avec 11% des voix.

Avec 18% des intentions, les services financiers sont toujours l’eldorado des  investisseurs. Classés en 2e position cette année, alors qu’ils étaient 1e en 2015, les services financiers demeurent attractifs sur le continent. Ils se développent très rapidement en Afrique grâce notamment aux principales places financières africaines parmi lesquelles on peut citer Johannesburg, Lagos, Casablanca ou le Caire.

Le secteur des transports ferme le classement de ce top 3 des secteurs les porteurs sur la période 2016-2020 avec 11% selon Havas. Ce secteur, intimement lié au développement des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires est en pleine émergence. Un essor qui s’explique par les importants investissements réalisés dans ce domaine sur le continent, les multiples projets régionaux lancés par certains pays, surtout dans le secteur ferroviaire, d’où l’intérêt des investisseurs sondés.

Dans le même rapport, le cabinet a également classé les 5 pays africains les plus attractifs pour les investisseurs internationaux sur la période 2016-2010. Ces pays sont dans l’ordre respectif l’Ethiopie, le Nigeria, le Maroc, le Ghana et le Sénégal.

Info-Afrique

«Nous complétons la politique d’industrialisation du Président Magufuli en tant que pionniers des premiers hélicoptères fabriqués localement qui seront disponibles aux résidents ordinaires, à des prix abordables», explique Mjema.

Au départ, ces deux ingénieurs voulaient construire cet engin à des fins sécuritaires (surveillance et sauvetages), et économiques (agriculture). Ils envisagent actuellement d’utiliser cette machine pour le transport des personnes. A l’étape actuelle, ils attendent la validation de leur prototype par l’Autorité tanzanienne de l’aviation civile.

« L’hélicoptère made in Tanzanie prendra son envol avant 2020, plus spécifiquement avant 2018, soit dans moins de deux ans », a déclaré l’ingénieur Abdi Mjema.

Ecce Africa

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