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La BRD (Banque Rwandaise de Développement) accordera un crédit de 41 milliards Frw pour l’accès à l’énergie solaire pour 445 mile ménages qui auront été éclairés avant 2023. Ces crédits passeront par les coopératives de secteurs SACCO pour un intérêt de 7,5%.

Ce projet a été lancé au niveau du pays dans le secteur Mugano, district Nyamagabe en Province du Sud.

«Ce taux d’intérêt était trois fois plus auparavant, soit 20%. Pour le moment, il est de 7,5%. Ce qui est avantageux. Cette énergie demeure utile pour l’étude des enfants le soir», a indiqué la Secrétaire d’Etat à l’Energie, Germaine Kamayirese.

Ces fonds ont été donnés par la Banque Mondiale pour soutenir l’électrification rurale. 

En 2024, tous les Rwandais auront accès à l’énergie. Ceux qui seront connectés au grand réseau représenteront 52%. Actuellement, 46,5% de Rwandais en général ont accès à l’énergie. 

RNA

Ouganda : la raffinerie pétrolière de 60 000 barils par jour reviendra plus cher à l’Etat

(Agence Ecofin) - La raffinerie pétrolière de 60 000 barils/jour, pour un coût de 2 milliards de dollars, dont l’Ouganda envisage de se doter, pourrait lui revenir plus cher que prévu.

En effet, outre les 60% de parts qui reviennent au consortium opérateur de l’usine (Saipem d'Italie, Yaatra Ventures des Etats-Unis d'Amérique et Intra-continent Asset Holdings), l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi devraient chacun prendre 8% de parts pour compléter les 40% restants.

Mais Irene Muloni (photo), la ministre ougandaise du Pétrole a déclaré, lundi, que seule la Tanzanie a pris sa part de 8%. Le Kenya a pris 2,5%. Le Rwanda et le Burundi ne se sont, jusqu’ici, pas manifestés. Par conséquent, Kampala envisage d’acquérir les parts restantes.

Selon The East African, les Ougandais vont probablement creuser plus profondément dans leurs poches pour financer la construction de la raffinerie. Déjà, à l’annonce, en avril dernier, du deal avec les autres pays d’Afrique orientale, la presse locale avait relevé que le pays s’endetterait lourdement pour acquérir ces 8%.

L’annonce de la ministre vient ainsi jeter des doutes sur la réalisation du projet. Au niveau local, les analystes estiment qu’il sera compliqué pour l’Ouganda de lever les fonds nécessaires pour la réalisation du projet.

Olivier de Souza

La BAD et la FAO vont investir 100 millions $ dans le secteur agricole africain pour éradiquer la faim et la malnutrition sur le continent

(Agence Ecofin) - La Banque africaine de développement (BAD) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se sont engagées, cette semaine, à mobiliser 100 millions $ pour l’agriculture africaine, afin de mettre fin à la malnutrition et à la faim sur le continent. C’est ce qu’a indiqué un communiqué de l’institution panafricaine, publié sur son site, ce lundi.

Selon le document, cette somme devrait être mobilisée sur cinq ans et devrait être investie dans plusieurs domaines, dont l’agriculture, la foresterie, la pêche et la sécurité alimentaire.

Outre ce financement, la FAO devrait aider la BAD à réaliser son programme « Nourrir l’Afrique » en fournissant une assistance technique dans les domaines de l’intensification et la diversification d’activités agricoles durables, du développement à plus grande échelle des innovations dans les chaînes de valeur, de l’implication des jeunes dans l’agriculture et l’agroalimentaire, des statistiques agricoles et de l’agriculture intelligente adaptée au changement climatique, entre autres.

Pour rappel, le programme « Nourrir l’Afrique », lancé en 2015 par la BAD vise à porter les investissements dans l’agriculture africaine à 24 milliards $, d’ici 2025.

fruits et légumes  

Le Burundi  serait  prêt d’autoriser la réexportation des légumes et fruits vers la République Démocratique du Congo et la Tanzanie, a confié une source proche du dossier se trouvant à Bujumbura.

En effet, selon la source, « le COMESA aurait exercé une pression sur Bujumbura pour qu’il y ait reprise des activités transfrontalières pour l’exportation des denrées alimentaires entre le Burundi et les pays limitrophes. Il y a un temps, une loi non écrite avait interdit l’exportation des fruits et légumes, ce qui a fait que le flux d’activités transfrontalières au niveau des accès frontaliers avec la sous-région connaisse une diminution remarquable. Les petites commerçantes ayant transmis les doléances aux différents acteurs qui œuvrent dans le commerce extérieur, c’est dans ces conditions que le COMESA a vite réagi » indique notre source au ministère burundais du Commerce.

En effet, le COMESA met en œuvre au Burundi, Rwanda et en RDC un projet commun dénommé RECOS qui permet de mettre fin aux nombreuses tracasseries des agents publics aux postes frontaliers, de réduire les taxes et redevances aux frontières, de faciliter l’obtention des documents migratoires comme le visa, de construire des routes, des chambres froides et des entrepôts pour les marchandises, des marchés publics avec toilettes, renforcer le communication et l’information des commerçants sur la douane, ou encore promouvoir les femmes par des subventions ou crédits.

« Cette reprise ne rentre pas du tout dans le projet RECOS. Elle est due aux pressions qu’a exercées le COMESA sur Bujumbura. Cette reprise des activités d’exportation concerne des fruits et des  légumes seulement en République Démocratique du Congo et en Tanzanie. Cette exportation sera plus professionnelle car désormais il ne s’agira pas seulement d’une affaire de petits commerçants transfrontaliers. Il s’agit aussi des coopératives d’agriculteurs modernes de fruits et légumes. Le Burundi Business Incubator va bientôt certifier la qualité de leurs produits pour faire objet d’exportation. Tout comme le Ministère du Commerce, il s’apprêterait à leur donner le code d’exportation aux différentes coopératives d’agri-business du pays. Tout cela résulte de la pression du COMESA à l’endroit des autorités concernées », confie à IPM notre source qui préfère toujours garder l’anonymat. 

Si le gouvernement va encore autoriser l’exportation des légumes et fruits, cela sera une aubaine pour les agro-business du pays dont le manque de visibilité des produits demeure important. Aussi, ces agro-business se plaignaient de l’impossibilité d’écouler leurs produits vers les pays de la sous-région dont la monnaie d’échange a plus de valeur que celle du Burundi.

« Nous avons un grand problème d’écoulement de nos produits. Certes, nous parvenons à vendre à l’intérieur du pays mais le problème est que nous ne parvenons à exporter vers l’extérieur du pays. Au niveau du BBIN, on nous dit que le processus de certification de nos produits est en cours. Nous prions les autorités concernées de déployer tous les efforts possibles pour nous accorder la certification de nos produits. Cela sera un grand pas vers la professionnalisation de nos activités », indique Jean Mukunzi, Président d’une coopérative de transformation des fruits en confiture de la région d’Imbo.

Selon une étude sur l’Analyse du commerce transfrontalier de produits agricoles dans  des  corridors sélectionnés de la Région du Bassin du Nil réalisé par le  M.A Consulting Group  en Septembre 2012, la production de fruits et légumes dans la région du Bassin du Nil a généralement connu une expansion dans la dernière décennie en raison des prix internationaux favorables et les changements dans les comportements/modèles de consommation au sein de la classe ouvrière. Ce dernier facteur a contribué à augmenter le commerce transfrontalier entre les pays du Bassin. 

Pour les fruits de la passion, le Kenya est le producteur dominant, suivi par le Burundi et le Rwanda. Les fruits sont consommés principalement en Ouganda même si certains sont exportés vers l'Europe. 

L’Etude mentionne que les principales  contraintes de production  sont  le manque de semences certifiées ou de matériel de plantation, le manque d'installations de stockage dans les exploitations agricoles, les routes en mauvais état, des intrants coûteux tels que les semences et les engrais, le manque de capacité de transformation agro-alimentaire, le manque d'accès aux crédits, les fluctuations des prix entre les saisons, et l'absence de normes conduisant à la légitimation de l'opportunisme par les courtiers et les négociants. 

Gaudence Uwineza

 

 

      

Les femmes qui pratiquent le commerce transfrontalier de la zone Gatumba, commune Mutimbuzi, réclament la mise en application du Régime Commercial Simplifié, RECOS. Inquiètes de la baisse de leurs activités de commerce transfrontalier, ces femmes qui passent par la frontière Gatumba-Kavimvira estiment que, pour un commerce transfrontalier durable, il faut que le RECOS soit signé et mis en application au Burundi.

Les femmes commerçantes transfrontalières estiment qu’elles travaillent actuellement dans des conditions dures.

 « Nous sommes perturbées dans nos activités. Récemment, Le gouvernement du Burundi a décidé de ne plus faire le commerce transfrontalier des produits vivriers qui partent de Gatumba vers la ville d’Uvira. Depuis ce moment, je peux dire que les femmes qui pratiquent le commerce transfrontalier ont été découragées par cette décision. Ce n’est même pas une loi car on ne trouve nulle part où elle est écrite. Pour moi, cette décision a été injuste et a fait que le phénomène de fraude reprenne alors que nous avions été sensibilisées par l’Association des Femmes Rapatriées sur les inconvénients de la fraude. Pour que le commerce transfrontalier reprenne, il faut que la loi qui autorise la mise en application du Régime de Commerce transfrontalier soit appliquée. C’est dans cette mesure que les femmes qui pratiquent le commerce transfrontalier reprendront leurs activités avec vigueur», estime  Ida GACUTI, commerçante  transfrontalière de la zone Gatumba.

Le RECOS présente généralement beaucoup davantage pour les commerçantes transfrontalières du pays

En effet, le Burundi n’a pas encore signé la mise en application du Régime de Commerce transfrontalier, le RECOS. Le Récos est un programme lancé par le COMESA en vue d’aider les petits commerçants transfrontiers qui font commerce de petites quantités de marchandises, à augmenter leurs activités. 

Il a pour but de simplifier les procédures de dédouanement et de réduire le coût des transactions commerciales en permettant aux marchandises des petits commerçants transfrontières de bénéficier de l’élimination des droits de douane et de traitement préférentiel du COMESA sur les marchandises qui figurent sur les listes communes. Ce projet a été mis en œuvre dans le cadre du projet de Facilitation du commerce dans la région des Grands Lacs, appuyé par le Groupe de la Banque Mondiale. 

L’objectif du projet est de faciliter le commerce transfrontalier à petite échelle, et plus particulièrement celui des femmes, à des postes-frontières choisis entre l’Ouganda, la République démocratique du Congo et le Rwanda.

« La mise en application du Régime Commercial simplifié par le Burundi est plus qu’une urgence. Cela permettra la reprise du commerce transfrontalier au niveau du poste Gatumba-Kavivimvira car, à l’heure qu’il est, le commerce transfrontalier qui se pratique entre Gatumba-Kavivimvira est vraiment timide », estime Protais Nizigiyimana du Bureau d’Informations Commerciales de Gatumba.  

Protais Nizigiyimana ajoute : « Le Recos présente plus davantage d’ailleurs pour les commerçantes transfrontalières. Il s’agit entre autres de la simplification et la clarté du processus de franchissement des frontières avec les marchandises pour le commerçant et les fonctionnaires de la frontière. Le Recos présente aussi une meilleure connaissance, par le commerçant, de ses droits et obligations résultant d’une réduction des pots-de-vin aux fonctionnaires des frontières et dans les cas de trafic de marchandises à travers les frontières, le paiement du montant correct des droits ; la réduction des cas de harcèlement, de saisie et de perte de biens. Il y a aussi  le coût et l’heure de la compensation des biens qui sont réduits, contribuant à la baisse des prix des biens et augmenter les gains pour le commerçant », conclut Protais Nizigiyimana.

Selon Thierry Habyarimana, Vice-président de l’Association des commerçants transfrontaliers du Burundi : « Le Recos est déjà mis en œuvre au niveau de la Rd Congo et du Rwanda. Donc, dire que les femmes qui font le commerce transfrontalier réclament la mise en application de ce régime, c’est tout à fait normal. Le Recos présente des avantages pratiques dans le commerce transfrontalier. Il s’agit d’une politique commerciale de haut niveau, pensée spécialement pour les petits commerçants transfrontaliers. En ce qui nous concerne, nous sommes déjà à l’œuvre dans le travail de plaidoirie et espérons que d’ici peu, nous serons entendus. Nous prions que ces femmes qui pratiquent le commerce transfrontalier retrouvent encore du courage car même si le Recos sera mis en œuvre, cela vaudra la peine qu’elles l’exploitent étant toujours au travail’’ conclut Thierry Havyarimana, Vice-président de l’Association des Commerçants transfrontaliers du Burundi, A.C.T.F en sigle.

 Le Recos concerne en effet de nombreux ressortissants des États membres du COMESA et constitue par conséquent une bonne source de revenus pour de nombreuses personnes, en particulier des femmes. Multiplier les possibilités d’échanges commerciaux et en diminuer les coûts se traduit donc par plus d’emplois et plus de revenus et par une amélioration des conditions de vie des commerçants qui peuvent acheter plus de nourriture et envoyer leurs enfants à l’école, leur ouvrant ainsi la voie à un avenir meilleur.

Gaudence Uwineza | iphame Bujumbura

Journal Ukuri n°135

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