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Le Burundi accuse le Rwanda et la Belgique d’armer les réfugiés burundais

                        

Le Rwanda et la Belgique sont accusés par le gouvernement burundais de distribuer des armes à des réfugiés burundais dans les camps en dehors du Burundi. 

"Il y a trois jours, 42 fusils ont été découverts dans le camp de Nduta en Tanzanie. Ces armes ont été distribuées par le Rwanda en collaboration avec Louis Michel et les putschistes. C'est connu. Dernièrement nous avons accueilli 300 burundais qui se sont échappés du camp de Mahama au Rwanda. Ils nous ont dit comment ça fonctionne" a affirmé Terence Ntahiraja, assistant du ministre de l'intérieur.

Selon le Collectif SOS Médias Burundi, Terence Ntahiraja a formulé cette accusation au cours d’une marche manifestation organisée par la mairie de Bujumbura pour condamner les deux pays.  

Mr Ntahiraja demande à l'ONU d'être vigilant, "Que l'ONU prenne des mesures pour empêcher la Belgique de continuer à s'ingérer dans les affaires du Burundi. Les Belges veulent détruire le Burundi comme les Occidentaux l'ont fait en Lybie quand ils ont assassiné le héro africain Kadhafi" a renchéri Mr Ntahiraja.

Dans leurs chansons et slogans, les manifestants insultaient Kagame et Louis Michel tout en déformant leurs noms. "Nous sommes venus protester contre Louis Mchenzi qui signifie -l'imbécile- et Paul Kagome ou Paul -le malfaiteur-", lançait tout au long de la marche, le maître des cérémonies. 

Avant d'arriver à la destination finale, ils sont passés par l'ambassade de Belgique où ils ont dénoncé "tous les maux que les Belges ont infligé aux Burundais en tuant les héros de l'indépendance et de la démocratie au Burundi. A savoir le Prince Louis Rwagasore et Président Melchior Ndadaye". 

M. Ntahiraja trouve aussi inadmissible que des opposants et des Occidentaux convoquent une réunion pour parler de la crise burundaise.

"Le 20 courant il y aura une réunion préparée par Louis Michel, les putschistes et certains juristes comme Maingain. Ils disent qu'ils vont débattre sur la crise sociopolitique au Burundi. Ça n'a pas de sens. Il n'y a pas de crise sociale au Burundi car les gens ne sont pas entrain de s'entretuer. Ces gens veulent nous déstabiliser au cours de ce mois d'octobre parce qu'ils savent que la date de retrait de la CPI est proche" a expliqué l'assistant du ministre de l'intérieur.

Agence Rwandaise d'Information