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Le Festival Amani à Bruxelles pour un concert en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs

Bruxelles - La paix, rien que la paix, toujours la paix. Tel pourrait être le slogan du Festival Amani, un festival international de danse et de musique lancé à Goma en 2013 et qui, depuis, poursuit son bonhomme de chemin dans l’espoir d’une stabilité retrouvée dans la région des Grands Lacs africains. Avec une moyenne de 25-30.000 festivaliers au cours des deux premières éditions (la troisième se tiendra les 12, 13 et 14 février 2016 à Goma), le Festival Amani veut profiter de son aura pour diffuser son message en Europe, touchant par la même occasion un autre public, celui de la diaspora. Le rendez-vous est donc pris pour Samedi 9 octobre à Bruxelles, où un concert prévu à la Salle de la Tentation réunira différents artistes originaires de la République démocratique du Congo, du Rwanda et du Burundi. L’évènement mérite d’être signalé car il est plutôt rare de voir des musiciens et chanteurs issus de ces trois pays se produire sur la même scène. Parmi eux, des chanteurs reconnus comme Freddy Masamba, Kobe ou Leki.

Dans cet entretien accordé à Infos Grands Lacs, le directeur du Festival Amani, Guillaume Bisimwa explique les raisons de ce choix. « Nous voulons voir danser et chanter ensemble les peuples de la région pour la paix, où qu’ils soient, et changer aussi l’image de la ville de Goma, ternie par la violence et les tueries ».

Propos recueillis par Joshua Massarenti pour Infos Grands Lacs, en collaboration avec VITA/Afronline (Italie).

Le Centre Culturel Touristique de Kirenge dans le Secteur Rusiga, District de Rulindo, a été inauguré ce dimanche 27 Septembre 2015, date qui coïncide avec la célébration de la Journée Internationale du Tourisme, selon la Ministre du Sport et de la Culture, Mme Julienne Uwacu.

« Le Tourisme Culturel nous aidera à connaître notre histoire et notre culture. Il s’ajoutera au Tourisme des Gorilles et des Parcs nationaux pour générer plus de revenus », a-t-elle indiqué.

Elle a tenu ces propos à Kirenge, un site signifiant « le pied du Roi Ruganzu » suite à une pierre taillée symbolisant le pied incrusté de ce Roi dans une pierre. Ruganzu compte à son actif d’éclatants exploits lors de l’agrandissement du Royaume du Rwanda.

Pour le moment, cette pierre est conservée au Musée National de Huye au Sud du pays. La pierre a été discrètement mise à l’abri des destructeurs extrémistes par l’Abbé Jean-Baptiste Rugengamazi. C’était lors de l’époque troublée d’après l’indépendance du Rwanda.

« Le Tourisme culturel a le mérite de créer l’emploi et plus de savoir grâce à l’histoire et à la culture du pays. Les visiteurs apprennent l’art de créer des produits artisanaux. Ils savourent les danses culturelles exécutées par des artistes de talents comme ceux qui se sont produits pour célébrer la Journée Internationale du Tourisme et l’inauguration du Centre de Kirenge », a encore fait remarquer la Ministre Uwacu.

Elle a souhaité que les institutions gouvernementales, la Société Civile et le Secteur Privé, travaillent en synergie pour construire d’autres sites touristiques culturels par district. Ceci correspond avec la recommandation de la retraite des hauts responsables du pays en mars dernier.

« Ce ne sont pas les étrangers seuls qui doivent connaître notre histoire et notre culture. C’est nous les Rwandais qui devons être les meilleurs ambassadeurs de nos valeurs culturelles dont nous sommes par ailleurs très fiers », a poursuivi la Ministre en charge de la Culture.

Elle a promis l’appui de son Ministère au Centre Culturel Touristique de Kirenge. Un site où l’on transforme des produits d’agri-élevage comme le lait et le miel. On peut y acheter du bon fromage, du miel, du vin ou des liqueurs à base du miel.

On fabrique des produits sur base de la poterie, ainsi que des paniers divers en dimensions et en couleurs, ainsi que des habits.  Le site sait être attrayant et captiver le goût et l’intérêt du visiteur.

Pour la Directrice Générale en charge du Tourisme au sein de RDB (Office en charge du Développement), Mme Kaliza Bélise, le Rwanda s’attèlera à diversifier ses produits touristiques et à valoriser ses acquis dans le secteur du Tourisme.

Le prochain lancement à Kigali du Village de la Culture s’inscrit dans cette perspective, a-t-elle confié.

Le Gouverneur de la Province du Nord, Aimé Bosenibamwe, et le Maire du district de Rulindo, Justus Kangwagye, se sont félicités de l’inauguration du site culturel touristique de Kirenge qu’ils ont promis de valoriser, toujours en collaboration avec la population et tous les partenaires.

« Ce Centre est une école et une source de richesse », a dit Bosenibamwe, en exhortant la population locale présente et nombreuse à la cérémonie à participer à cette Vision du Rwanda qui confère une image de marque au pays. 

RNA

Les jeunes de la RDC, du Burundi et du Rwanda réfléchissent sur comment créer la culture de la paix dans la sous-région des Grands lacs. Réunis jeudi 17 septembre au deuxième forum des conseils de la jeunesse des pays membres de la Communauté économique des pays des grands lacs (CEPGL) à Gisenyi au Rwanda, ils ont aussi évoqué la question de comment devenir agents du développement dans leurs pays respectifs.

Pour les organisateurs de ce forum, le conseil de la jeunesse des pays membres de la CPGL a permis aux jeunes de la sous-région des Grands-lacs de faire une différence entre les manipulations politiciennes et les conflits communautaires réels.

L'autre objectif de ce forum est le renouvellement du bureau du Conseil régional de la jeunesse, avec une présidence tournante. Après la RD CONGO, le tour devrait revenir au Rwanda, pour deux ans encore,  a affirmé le secrétaire exécutif de la CEPGL, Herman Tuyaga.​

Radio okapi

Stromae va conclure sa tournée internationale en retournant en Afrique et en donnant en octobre les deux concerts qu’il n’a pas pu assurer en juin en République démocratique du Congo, puis au Rwanda, le pays natal de son père, selon sa page Facebook.

« Kinshasa, Kigali, je suis heureux d’annoncer que je viendrai clôturer ma tournée chez vous! », écrit la star belge sur les réseaux sociaux en dévoilant ces deux nouveaux concerts, le 10 octobre à l’Hôtel Pullman de Kinshasa, puis le 17 octobre à l’ULK Stadium de Kigali.

Malade en raison des effets secondaires liés à un traitement antipaludique, Stromae avait dû écourter sa première tournée africaine en juin et n’avait pu assurer les deux concerts prévus en RDC et Rwanda. Cette tournée sur le continent africain et ce concert à Kigali étaient particulièrement symboliques pour l’auteur de « Papaoutai », dont le père est mort pendant le génocide rwandais de 1994.

Stromae a retrouvé la scène le 12 septembre à Miami pour une tournée en Amérique du nord. Après avoir assuré normalement les premières dates, il a toutefois dû annuler à la dernière minute mardi son concert prévu à Minneapolis, aux Etats-Unis, en raison d’un « petit accident ».

Ni sa maison de disques (Mercury/Universal), ni son producteur Auguri n’ont communiqué sur les causes précises de cette annulation et les éventuelles conséquences pour la suite de sa tournée aux Etats-Unis et au Canada.

Selon la presse belge, Stromae se serait blessé au visage après une chute d’un bus.

« Stromae a eu un petit accident cet après-midi. Il va bien, il n’est pas en danger, mais le spectacle est annulé, il ne pourra pas chanter ce soir », avait déclaré mardi soir sur la scène du Myth Live Event Center de Minneapolis un membre de son équipe, selon une vidéo amateur tournée dans le public et postée sur Twitter, puis reprise par plusieurs médias belges.

Stromae est attendu ce vendredi soir à Detroit, samedi à Toronto et les 28 et 29 à Montréal, avant l’apothéose au célèbre Madison Square Garden de New York le 1er octobre.

La popularité du chanteur belge de 30 ans, Paul Van Haver de son vrai nom, a explosé sur la scène internationale après le lancement de l’album « Racine carrée », meilleure vente en France en 2013 et 2014. Après avoir mis l’Europe à ses pieds, il rencontre désormais une popularité croissante aux Etats-Unis.

AFP

Le saut en hauteur faisait partie des rites d'initiation dans le Rwanda précolonial. Les photos de bonds prodigieux restent fascinantes. Des chercheurs ont tenté d'en décrypter les secrets.

Les photos connues du Rwanda précolonial ont souvent trait aux activités où la culture, le jeu et le sport sont étroitement liés : les danses des femmes ou des guerriers intore, les rythmes des tambours royaux, la procession des vaches royales, et des pratiques physiques dont une va frapper l'imagination : le saut en hauteur ou gusimbuka urukiramende, où l'on voit des Tutsi faire des bonds prodigieux, évalués par certains à 2,50 m, soit au-delà de l'actuel record du monde, détenu depuis 1993 par le Cubain Javier Sotomayor avec 2m45. Petit détail : les athlètes rwandais prenaient appui sur un minuscule tremplin, comme une pierre ou une termitière.

Il n'empêche : ces performances étaient si fascinantes que les délégations de passage adoraient se faire photographier au moment des sauts. Sur les clichés, dont certains sont exposés au musée de Butare au Rwanda, on peut apercevoir le duc de Mecklembourg, l'explorateur anglais Patrick Balfour, mais aussi la future reine Astrid de Belgique, trônant à côté du sautoir tandis que des athlètes survolent la fine tige de roseau.

Fin connaisseur du pays des Mille Collines, le Gantois Lode Van Pee a voulu en savoir plus : s'agissait-il de sport ou de rituels ? Pourquoi les Rwandais n'ont-ils jamais excellé dans cette discipline aux Jeux olympiques ? Il a donc pris l'initiative d'une étude approfondie assortie de photos saisissantes, en concertation avec les autorités rwandaises et l'université de Gand, avec pour objectif final de relancer ce sport au Rwanda, tombé en désuétude sous le mandat belge.

Dans leur recherche, les auteurs ont retrouvé cinq témoins vivants, dont le plus vieux a 90 ans. On apprend ainsi que le saut en hauteur était pratiqué exclusivement par les hommes dès leur jeune âge. Des compétitions étaient organisées dans tout le pays et les meilleurs étaient invités à se produire à la cour du roi. Le sauteur courait à pieds nus droit devant lui vers l'obstacle, en pagne et avec les armes à la main, sauf quand c'était dans un cadre festif où seule importait la beauté du geste.

Outre les aspects historiques, les auteurs ont analysé le mouvement de ces sauteurs. Comment comparer leurs performances avec celles des champions actuels ? A cette fin, des chercheurs gantois ont numérisé et modélisé les photos et films disponibles. Pour évaluer la hauteur, ils ont pris des points de comparaison, par exemple Astrid qu'on voit sur une des photos. Il a donc fallu enquêter sur sa taille, et déduire la hauteur de son couvre-chef. En intégrant un maximum de variables, ils en ont conclu que les performances nettes ne dépassaient guère 1,90 m. "Mais si des athlètes avaient participé aux Jeux olympiques de l'époque, les meilleurs auraient été capables de remporter une médaille", concluent ces scientifiques qui n'esquivent toutefois pas un ultime piège : le trucage des photos.

La discipline sera-t-elle réintroduite au Rwanda ? "Les fruits de cette recherche préliminaire pourraient ouvrir la voie à l'identification de sauteurs talentueux parmi les jeunes Rwandais", s'enthousiasme Lode Van Pee, qui pense que son rêve de voir un médaillé rwandais "se rapproche". Reste à voir avec quelle technique de saut, celle-ci ayant bien évolué depuis cent ans.

François Janne d'Othée, LE VIF

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