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(Agence Ecofin) - Netflix, n°1 mondial de la vidéo à la demande sur Internet, est annoncé sur le marché africain. En attendant sa venue, le géant américain a produit un film sur les enfants-soldats en Afrique, une thématique très souvent revenue au cinéma. Le film porte le nom du roman dont il est l’adaptation : Beasts of No Nation (Bêtes sans patrie), écrit par l’Américain d’origine nigériane Uzodinma Iweala.

Le film est sorti en salle aux Etats-Unis le 16 octobre 2015, en même temps que Netflix le diffusait en ligne. Cette production met en scène un enfant, Agu, personnage joué par le jeune Ghanéen Abraham Attah (photo), dans un pays imaginaire d’Afrique de l’Ouest. Sans parent, il est enrôlé dans la guerre et a pour chef un comandant incarné par l’acteur britannique Idris Elba de père Sierra-léonais et de mère Ghanéenne. C’est lui qui enseigne au jeune Agu comment tuer. Idris Elba est aussi le producteur du film dont l’essentiel des acteurs sont Ghanéens.

Réalisée par l’Américain Cary Fukunaga, la production a été appréciée par la critique en Occident. Mais un autre son de cloche a été donné par le site Le Monde Afrique. Le film est taxé de perpétuation de « la vision naturaliste et exécrable de l’Amérique sur un continent africain à la fois arriéré et sanguinaire ». Les clichés une nouvelle fois mis à l’écran sont ceux d’une Afrique lointaine, des enfants qui sont encore de « gentilles bêtes sauvages » dans un monde sans humanité, folklorique, créateur de sa propre violence ; avec cette idée que l’Afrique est seule coupable de ce qui lui arrive.

                                                                       Le gouvernement a décidé lundi 19 octobre de lever l'interdiction sur le film.

Kinshasa a levé lundi l'interdiction du film «L'Homme qui répare les femmes» consacré à l'oeuvre du célèbre chirurgien congolais Denis Mukwege qui vient en aide aux femmes violées dans l'est de la République démocratique du Congo, rapporte l'AFP de source officielle.

Le gouvernement a décidé «ce lundi 19 octobre de lever la décision d'interdiction du film», indique un communiqué du ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, lu à la télévision publique. Réalisé par le cinéaste belge Thierry Michel et sa compatriote journaliste Colette Braeckman, «L'Homme qui répare les femmes» est sorti en Europe au printemps.

Début septembre, alors que le film devait être projeté à l'Institut français de Kinshasa, le gouvernement congolais avait annoncé avoir interdit sa diffusion, arguant que ce documentaire récompensé par plusieurs prix internationaux témoignait d'une «volonté manifeste de nuire» à l'armée congolaise et de«salir» son image.

«La Colère d'Hippocrate»

M. Mende, par ailleurs porte-parole du gouvernement congolais, avait alors accusé le cinéaste belge Thierry Michel, auteur de plusieurs films sur le Congo, de faire mentir dans son commentaire les témoignages de personnes apparaissant à l'écran. Dans les attendus de sa décision d'autoriser finalement le documentaire, le gouvernement relève l'«utilité» du film ("par-delà" la traduction litigieuse d'un de ses passages) pour accompagner «les efforts de la République démocratique du Congo et de la communauté internationale» pour lutter contre le fléau des violences sexuelles. 

Sous-titré «La Colère d'Hippocrate», «L'Homme qui répare les femmes» montre le combat du Dr. Mukwege dans son hôpital de Panzi, à Bukavu, capitale du Sud-Kivu.

À lire aussi: Dans l'est du Congo, des ONG profitent du «business du viol»

Dans cette institution qu'il a créée en 1999, le Dr Mukwege aide à se reconstruire physiquement et psychologiquement les femmes victimes de viols accompagnés de violences sauvages commis à grande échelle dans l'est de la RDC depuis une quinzaine d'années, d'abord pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), puis au cours des différents conflits armés qui se succèdent ou se superposent dans cette région.

L'ONU avait jugé l'interdiction du film en RDC était «une atteinte inadmissible à la liberté d'expression».

Le Dr Mukwege, lauréat en 2014 du Prix Sakharov pour les droits de l'homme du Parlement européen, y avait vu pour sa part un signe du «climat d'oppression» qui règne en RDC à l'approche d'échéances électorales importantes.

Slate Afrique avec AFP

Le chanteur belge d'origine rwandaise Stromae a enflammé Kigali samedi lors d'un concert très attendu, au cours duquel il a multiplié les références à ses origines, pour le plus grand plaisir du public rwandais.

"On est très content d'avoir Stromae ici surtout qu'on était déçus la dernière fois car il n'était pas venu", explique Roger Mambo, 21 ans qui pour l'occasion a revêtu une fine cravate sous une veste de sport.

"Mais on n'est plus fâché!", sourit-il ravi sur un des côtés du stade de l'Université libre de Kigali (ULK) où se déroule le concert.

A la grande déception de ses fans, le chanteur avait dû annuler en juin les deux derniers concerts de sa première tournée en Afrique, prévus à Kinshasa et Kigali, pour raisons de santé. Il avait souffert des effets secondaires d'un traitement antipaludique.

Au premier rang, un groupe d’adolescents brandit une banderole affirmant : "Stromae tu es +Formidable+ on t'aime", en allusion à l'une des chansons phares de l'artiste.

Certains parmi le public arboraient un nœud papillon coloré, la marque de fabrique du chanteur habitué aux tenues rétro-chic et extravagantes. Pendant plus de deux heures, Stromae a enchaîné ses plus grands tubes: "Carmen", "Formidable", "Tous les mêmes"... pour le plus grand bonheur de ses fans venus en nombre et qui, déchainés, chantaient à tue tête et dansaient en imitant la star.

"Je suis trop excité d’être ici, il sait très bien danser! Il a même fait quelques pas de danse traditionnelle" rwandaise, s'enthousiasme Rodie Nkusi, 18 ans. "Les gens sont trop fiers car il est à moitié Rwandais", poursuit-elle.

Le chanteur Stromae alias Paul Van Haver, est en effet né d’une mère flamande et d'un père rwandais, assassiné pendant le génocide de 1994. Le chanteur ne s'était rendu qu'une seule fois à l'âge de 5 ans dans le pays natal de son père.

"Une venue à Kigali ça se fête n’est-ce pas?", a lancé, espiègle, le chanteur à la foule, provoquant un tonnerre d'applaudissements. "Comme vous le savez je suis à moitié Belge... Et à moitié Rwandais", a-t-il également déclaré.

"On est content ici au Rwanda, c'est l’enfant de notre pays! Stromae est l'enfant du Rwanda!", hurle extatique Pacifique, 29 ans, après que le chanteur a lancé à la foule 'Amakuru?' qui signifie "comment allez-vous?" en kinyarwanda, la langue locale.

Interrogé un peu plus tôt dans la journée lors d’une conférence de presse sur son état d’esprit alors qu'il s'apprêtait à entonner "Papaoutai" à Kigali, le chanteur avait reconnu redouter "verser une petite larme".

Ce samedi soir à Kigali face à la foule, pas de larmes mais l’émotion était palpable. Le chanteur a un peu modifié les paroles de sa célèbre chanson qui traite d’un père absent. "Dis-moi où t’étais?", a chanté Stromae. "A Kigali... au Rwanda...", a-t-il scandé, avant de lancer "Il est là!".

"Je ne l'avais jamais fait mais je crois que c'est l'heure, l'endroit. Pour la première fois j'aimerais faire une grosse dédicace à mon papa", a déclaré le chanteur. "Merci papa", a-t-il répété à plusieurs reprises.

Le chanteur Stromae a également cité tous les prénoms des membres de sa famille rwandaise proche.

"On sait qu'il chante des choses qu'il ressent et souvent, sa vie a des choses en commun avec certains membres du public", a commenté M. Mambo. "On n'a pas toujours un père à côté de nous donc on comprend mieux quand on a la même situation", a-t-il expliqué.

Le Rwanda panse toujours les blessures du génocide qui, en à peine 100 jours entre avril et juillet 1994, a fait environ 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi.

"On connaît l'histoire qu'il y a derrière donc il y a toujours beaucoup d'émotion quand on écoute cette chanson", renchéri Lydie Ndoba, une jeune maman. Et Mme Ndoba en est convaincue le chanteur a été très touché par ce concert à Kigali.

"Je pense qu'on ne peut pas venir pour la première fois dans son pays d’origine et ne pas être ému", a-t-elle assuré.

Presse locale

Dans le nord du Katanga, dans l'est de la République démocratique du Congo, c’est peut-être la fin d'un conflit qui dure depuis deux ans et qui a fait des centaines de morts. Les Pygmées et les Bantous du Tanganyika ont pris l'engagement de faire la paix au cours d'une cérémonie.

Cette cérémonie a eu lieu à Nyemba Mukebo, localité située à quelques kilomètres de la ville de Kalemie. Les chefs des deux communautés, Sakivide pour les Pygmées et Sakade pour les Bantous, ont accepté une résolution pacifique de leur conflit. Un conflit qui date de 2013.

La démarche a été menée conjointement par la Monusco, les autorités politiques, les chefs militaires et des représentants de la société civile. Une commission de résolution de conflit a été installée sur place pour faire le suivi du processus. « Je suis prêt à mettre fin à cette guerre », a dit le chef des Pygmées. « Je veux la paix pour permettre à nos enfants d'étudier », a enchaîné le chef des Bantous.

RFI

 

Le chanteur belge d'origine rwandaise Stromae s'est dit "super heureux" d'être à Kigali pour clore sa tournée africaine avec un concert au Rwanda.

"Je suis évidemment ravi d'être là, surtout avec les problèmes de santé que j'ai eus et l'annulation qu'on a dû faire. Mais je suis super heureux d'être là et ça me fait bizarre de voir des têtes qui me ressemblent, enfin auxquelles je ressemble. C'est un sentiment agréable, mais particulier", a déclaré Stromae lors d'un point de presse à Kigali avant son concert qui a lieu ce samedi soir dans le stade de l'Université Libre de Kigali (ULK).

Stromae, Paul Van Haver de son vrai nom, avait commencé le 13 mai à Dakar une tournée africaine qui était supposée le conduire dans huit villes. Kinshasa était l'avant-dernière étape de son premier périple africain, qui devait prendre fin le 20 juin au Rwanda, pays d'origine de son père et où il était  supposé se rendre pour la première fois de sa vie.

Mais le chanteur belge était rentré d’urgence en Europe et n’avait pas pu se produire à Kinshasa et même à Kigali. Stromae aurait souffert "d’effets secondaires sérieux d'un traitement préventif antipaludique", selon ses producteurs.

Stromae a retrouvé la scène le 12 septembre dernier à Miami pour une tournée en Amérique du Nord. Le chanteur a décidé de conclure sa tournée internationale en retournant en Afrique et en donnant en ce mois d’octobre les deux concerts qu'il n'a pas pu assurer en juin en République démocratique du Congo, puis au Rwanda.

"C'est un peu le destin qui fait que l'on termine la tournée ici à Kigali et je suis vraiment ravi de ça. C'était quand même important de venir dans mon pays d'origine", a-t-il indiqué aux journalistes.

En marge de sa prestation, le chanteur belgo-rwandais devrait rencontrer des membres de sa famille paternelle vivant au Rwanda et se rendre au mémorial du génocide de Gisozi en périphérie de Kigali.

"J'étais déjà venu au Rwanda quand j'avais 5 ans mais je ne m'en souviens plus très bien... mes origines, je les connais uniquement à travers le prisme européen," a-t-il reconnu.

"C'est pour ça qu'à chaque fois, par pudeur, j'essaie de garder une espèce de distance pour ne pas faire celui qui connait super bien ses origines (...) mais en tout cas, j'ai hâte de redécouvrir et découvrir encore plus mes origines," a-t-il expliqué.

Stromae est né en Belgique de père rwandais et de mère belge originaire de Flandre. Au mois d'avril 1994, alors que la guerre fait rage au Rwanda, un appel leur annonce le décès de son père et l'hécatombe qui décime presque toute sa famille élargie au cours du génocide des Tutsi du Rwanda.

Presse locale

Journal Ukuri n°141

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