La réapparition de cette épidémie est intervenue quelques semaines seulement après celle qui a sévi en mai dernier dans l’ex  province  de l’Equateur. En juin dernier, le DG de l’OMS avait effectué une visite analogue à Kinshasa,  avant de se rendre dans les zones autrefois affectées  par la maladie  dans quelques aires de santé de l’ex province de l’Equateur dans le cadre de la riposte contre  cette épidémie.

Cette visite intervient, selon la source,  quelques semaines après la  Déclaration officielle, le 23 juillet dernier, de la fin de l’épidémie de la maladie à virus Ebola ayant sévi  en mai et début juin derniers dans la grande province de l’Equateur, Nord-Ouest de la RDC.

Le Dr Tedros sera accompagné de Mme Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, du Dr Peter Salama, directeur général adjoint chargé de préparation aux situations de crise et interventions à l’OMS et du Dr Ibrahima Soce Fall, directeur des situations d’urgence sanitaire au bureau régional de l’OMS/Afrique.

Pas de lien entre l’épidémie à virus Ebola Mangina et celle de l’Equateur 

Le représentant de l’OMS en RDC, Dr AllarangarYokouide, a déclaré mercredi à Kinshasa qu’il n’existe aucun lien entre l’épidémie à virus Ebola qui s’est déclarée à MANGINA (Beni-Nord-Kivu) et celle de l’Equateur, au cours d’une intervention à l’occasion de la conférence de presse de l’ONU.

Le représentant de l’OMS à Kinshasa a précisé qu’il n’existe même pas le même génotype, ajoutant toutefois que les écosystèmes de la RDC favorisent la circulation de cette maladie et lorsque les conditions sont réunies, elle apparait. Les autorités congolaises avec les partenaires font tout pour contenir l’épidémie là où elle se déclare.

C’est la 10è épidémie à virus Ebola qui a surgi en RDC depuis 1976 avec à l’époque l’épidémie de Yambuku, à l’Equateur.

43 cas de virus ont été découverts à MANGINA et tout est mis en œuvre pour contenir la maladie. La Monusco apporte un soutien logistique. Et en raison de cette épidémie d’Ebola dans l’Est de la RDC, les troupes onusiennes ont été invitées à réduire leurs mouvements, selon le porte-parole de la Monusco, le colonel Serge Bruno Chabi.

ACP