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Un laboratoire national utilisant la biologie moléculaire voit le jour au Rwanda

Le ministère de la Santé a lancé un laboratoire d’acide nucléique, une installation qui fera un diagnostic en examinant les gènes des agents pathogènes, en utilisant la biologie moléculaire.

Un laboratoire d’acide nucléique est un laboratoire qui utilise des techniques de biologie moléculaire pour détecter le matériel génétique de l’organisme infectant, établissant l’ADN ou l’ARN d’un pathogène particulier dans un échantillon de sang, d’un autre liquide corporel ou d’un tissus corporel.

Les tests d’acide nucléique à effectuer par le laboratoire comprennent des marqueurs supplémentaires de cancer, des tests d’identification de pathogènes pour les mutations génétiques qui peuvent causer des troubles génétiques, détecter les cas multiples de résistance aux médicaments, détecter les toxines d’empoisonnement alimentaire, entre autres.

S’exprimant lors du lancement du laboratoire, le Dr Ivan Mwikarago, Directeur de la Division du « Laboratoire National de Référence » (NRL) du « Rwanda Biomedical Center », a déclaré que c’est un honneur pour le pays de passer aux tests moléculaires, car c’est le moment où des résultats précis et fiables doivent être mis dans le système de Santé Publique.

« Nous avons vu qu’il est essentiel de faire en sorte que les compétences de diagnostic en biologie moléculaire soient intégrées dans le réseau », a-t-il déclaré, notant que les différents chefs d’hôpitaux du pays ont peu de compétences en la matière, le cas échéant, en ce qui concerne cette technologie.

Ici, a-t-il dit, le « LNR » fera en sorte que ces compétences sont étendues à différentes installations dans le pays.

« Nous sommes optimistes quant au grand profit que les établissements de santé tireront de cette technologie », a-t-il déclaré.

Il a dit que l’installation coûtait environ 650 000 USD à l’achat et à l’installation.

Il a dit qu’il est plus automatisé, que lorsqu’un échantillon est mis en place, il peut effectuer une grande partie du travail automatiquement, et produire des résultats dans un court laps de temps en fonction du type d’examen effectué.

Les tests de laboratoire couvriront tous les différents types de pathogènes, y compris les bactéries, les virus, les parasites, les champignons ou même les toxines

Il a ajouté que cela réduirait également les coûts de tels examens effectués à l’extérieur du Rwanda, comme cela était le cas par le passé.

Dr Patrick Ndimubanzi, Ministre d’Etat pour les soins de Santé Publique et Primaire, a déclaré que cela aidera à améliorer les soins offerts aux patients.

« C’est une période excitante. La nouvelle technologie de pointe aidera dans la toxicologie, les tests d’identification des pathogènes pour les mutations génétiques, entre autres tests », a-t-il dit.

« C’est vraiment un grand progrès. Les responsables des hôpitaux privés et publics devraient en profiter pour améliorer les soins aux patients », a-t-il ajouté.

L’unité contribuera également à la recherche.

Le « Laboratoire National de Référence » (LNR), qui aura la responsabilité de ce laboratoire d’acide nucléique, est chargé de soutenir la prestation de services de santé au Rwanda par la surveillance, la prévention, le diagnostic et la gestion des maladies en assurant des services de laboratoire de qualité à tous les niveaux.

Le « NRL » a été classé 5 étoiles par le Réseau de « Laboratoires de Santé de l’Afrique de l’Est » (EAPHLN) depuis 2014. Il compte plus de 43 laboratoires hospitaliers provinciaux et de district inscrits dans le processus d’accréditation.

Il a également progressé dans les tests diagnostiques spécialisés, la surveillance en laboratoire, les enquêtes sur les épidémies, la production de panels de tests de bactériologie, la détection du paludisme et d’autres parasites sanguins, la recherche en santé publique, le réseautage inter-laboratoires et le renforcement du système de laboratoires.

PanorAct

La seule machine de radiothérapie en Ouganda a enfin été remplacée vendredi, près de deux ans après être tombée en panne, ce qui avait privé les malades du cancer d'un outil crucial pour leur traitement.

Cette machine était tombée en panne en mars 2016. Un tollé général s'en était suivi, car cela avait été perçu comme une nouvelle preuve de la détérioration du système de santé ougandais.

Don du gouvernement chinois à l'Ouganda en 1995, elle avait permis de soigner et d'atténuer les douleurs de quelque 30.000 patients par an, venus de toute l'Afrique de l'Est, à l'Institut du cancer dans l'hôpital de Mulago, le principal de la capitale Kampala.

Le Premier ministre ougandais, Ruhakana Rugunda, a indiqué vendredi que la nouvelle machine Cobalt-60, d'un coût de 815.000 dollars (664.000 euro), participait de "l'objectif (pour l'Ouganda) de devenir le centre d'excellence en Afrique de l'Est en matière d'oncologie".

Yukiya Amano, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui a financé 50% du coût de la nouvelle machine en partenariat avec le gouvernement ougandais, a estimé que son entrée en service était "une raison majeure de se féliciter".

"Dans 28 pays d'Afrique, il n'y a pas de machine pour le cancer. (Les patients) ne peuvent pas faire l'objet d'un diagnostic et ils ne peuvent pas être traités", a-t-il remarqué.

Le docteur Jackson Orem a indiqué à l'AFP que 5.000 patients sont adressés chaque année à l'Institut - qu'il dirige - et qu'ils arrivent souvent avec un cancer à l'état avancé. La nouvelle machine peut traiter jusqu'à 120 cas par jour.

Ces deux dernières années, les patients ougandais étaient redirigés vers le Kenya voisin pour aller se faire soigner, un trajet au prix inabordable pour nombre d'entre eux.

Cette affaire avait relancé des critiques récurrentes au sein de la société ougandaise sur le sous-financement et la mauvaise gestion du système de santé de ce pays dirigé depuis 1986 par le président Yoweri Museveni.

 AFP

Crédits photo : ©Camera One TV

FRANCE Ô - Ce documentaire inédit évoque l’artemisia, traitement non reconnu par l’OMS et interdit en France.

«J’ai subi les effets secondaires du Lariam. Ça m’est arrivé en juin 2015, lors de ma tournée en Afrique. J’étais stressé, épuisé, tout me prédisposait à péter les plombs, mais l’accélérateur, c’était le Lariam.» Ces mots sont ceux de Stromae. Le chanteur, qui dit avoir alors été à deux doigts de se suicider, avait pris l’un des traitements contre le paludisme disponibles actuellement sur le marché. Un médicament qui fait partie des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine, les ACT. Sauf que le Lariam, contrairement aux autres ACT dont l’efficacité est reconnue, pose de sérieux problèmes. Au Royaume-Uni, il est carrément au centre d’un procès qui oppose des centaines de vétérans d’Irak au ministère de la Défense britannique.

À partir des sérieux doutes qui pèsent sur le Lariam, pourtant toujours autorisé à la vente en France, l’enquête de Bernard Crutzen Malaria business s’interroge sur un traitement alternatif qui utilise l’Artemisia annua dans sa forme naturelle de plante, et non pas seulement l’artémisinine, qui en est extraite.

Ce végétal d’origine chinoise, pris en tisane, permettrait de soigner efficacement le paludisme. Problème: l’OMS, appuyée par les groupes pharmaceutiques, déconseille l’usage de l’artemisia. Et les autorités sanitaires françaises interdisent sa commercialisation. S’agit-il d’un problème de gros sous, de business? Sachant que l’artemisia est beaucoup moins cher que les ACT, on pourrait le penser. C’est la thèse que retient, de façon convaincante, ce documentaire. Un film dans lequel l’OMS a refusé de s’exprimer.

Le témoignage de l’écrivain et aventurier Alexandre Poussin, qui raconte comment, en 2001, en Afrique, il s’est soigné en absorbant plusieurs litres de cette tisane, est saisissant. «À ce jour, quinze ans après, je n’ai pas eu de rechute», dit-il. Avec Lucile Cornet-Vernet, il a créé une association - comme il en existe beaucoup d’autres en Europe - pour promouvoir la culture de l’artemisia en Afrique. À l’aide de dons, ils ont financé une étude au Congo, aux normes de l’OMS. Elle montre que si les ACT sont efficaces à 80 %, l’artemisia en infusion l’est à 99 %. Reste à communiquer sur ces résultats, et sur ceux d’autres études, notamment américaines. Ce que refusent encore les grands journaux scientifiques. Jusqu’à quand?

Afrique: les dirigeants africains réfléchissent sur des stratégies destinées à vaincre la faim et la malnutrition

Un Forum a réuni des décideurs africains et des partenaires internationaux au développement, afin de discuter des stratégies destinées à vaincre la faim et la malnutrition en Afrique, le 12 décembre 2017, à Cotonou. Abdoulaye Bio Tchané, ministre d'État chargé du Plan et du Développement de la République du Bénin et le Dr. Saulos Klaus Chilima, vice-président de la République du Malawi co-présideront la première réunion du Forum Malabo Montpellier au Bénin, étaient à cette rencontre. 

«Nous sommes ravis d'accueillir la réunion inaugurale du Forum Malabo Montpellier au Bénin. L'Union africaine et la Déclaration de Malabo nous ont prescrit des objectifs clairs, à savoir l'amélioration de la productivité agricole, la réduction de moitié de la pauvreté et l'éradication de la faim. Pour atteindre ces objectifs, la collaboration sera fondamentale. », a déclaré le Dr. Saulos Klaus Chilima.

Pour Abdoulaye Bio Tchané, ce forum est l'une des rares plateformes de haut niveau en Afrique dédiées au dialogue et à l'échange fondé sur des données factuelles sur des questions cruciales de sécurité alimentaire et de croissance agricole.

«(…) Cette réunion inaugurale nous permettra d'examiner les enseignements en matière de politiques et de programmes susceptibles de garantir que nous créons l'environnement idéal permettant aux africains de gagner la lutte contre la malnutrition. », ajouté M. Tchané.

Plusieurs pays africains ont réussi à réduire sensiblement la malnutrition ces dix dernières années, prouvant ainsi que la lutte contre la malnutrition peut être gagnée. Le Sénégal, le Ghana et le Rwanda ont réduit de plus de 50 % le nombre de personnes sous-alimentées et celui d'enfants émaciés et souffrant de retard de croissance entre 2000 et 2016, selon l'Indice de la faim dans le monde.

Toutefois, en Afrique subsaharienne, la sous-alimentation a touché 224 millions de personnes en 2016, ce qui représente 25 % des personnes sous-alimentées dans le monde. Pour arrêter cette souffrance, il est essentiel que les décideurs politiques tirent des enseignements des pays qui réalisent des progrès dans la lutte contre la faim et la malnutrition.

 Daniel Coulibaly | La Diplomatique d'Abidjan

Moins susceptibles de se faire dépister et d'avoir accès aux traitements, majoritaires chez les prisonniers et les usagers de drogues... En Afrique, comme partout ailleurs dans le monde, les hommes représentent « l'angle mort » de la lutte contre l'épidémie de VIH, selon un rapport de l'Onusida publié ce 1er décembre à l'occasion de la journée mondiale contre le Sida.

En Afrique subsaharienne, les hommes qui vivent avec le VIH ont ainsi 20 % de chances en moins de connaître leur état sérologique que les femmes et les filles séropositives, et sont moins susceptibles à 27 % d’avoir accès au traitement. Une étude menée en Afrique du Sud par l’Onusida a par ailleurs montré que 70 % des hommes décédés de maladies associées au sida n’ont jamais cherché à se soigner.

« Au KwaZulu-Natal, province dont la prévalence au VIH est la plus élevée en Afrique du Sud, seul un homme sur quatre âgé entre 20 et 24 ans vivant avec le VIH a appris qu’il avait contracté le virus en 2015 », pointe par exemple le rapport. Et en Afrique centrale et de l’Ouest, où des efforts sont menés pour riposter efficacement au VIH, seuls 25 % des hommes séropositifs ont accès au traitement.

Des causes diverses

En cause, selon le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, la persistance d’un « certain machisme et de préjugés qui ne créent pas les conditions pour une sexualité débarrassée du virus ». « En Ouganda, par exemple, certains sondés ont préféré éviter de connaître leur statut sérologique pour éviter un stigmate associé à l’émasculation », analyse-t-il.

Ce décalage est aussi le résultat de « services de santé conçus pour les femmes, où ces dernières peuvent plus facilement se faire dépister lors d’examens prénataux par exemple », poursuit le directeur de l’agence onusienne. Les hommes consultent les services de soins de santé moins fréquemment que les femmes, ont moins de contrôles de santé et sont diagnostiqués d’une maladie mortelle à des stades plus tardifs que les femmes.

« La drogue par injection, qui est un mode de transmission de la maladie, est aussi un phénomène grandissant en Afrique, notamment sur l’île Maurice et aux Seychelles, note par ailleurs Michel Sidibé. Or, 80% des 12 millions de personnes qui s’injectent de la drogue sont des hommes. Même constat en prison, où 90% des détenus sont des hommes, et où la prévalence du virus est très élevée ».

« Briser la colonne vertébrale de la maladie »

Le directeur exécutif d’Onusida se montre cependant optimiste sur l’évolution générale de l’épidémie. « Nous sommes en train de briser la colonne vertébrale de la maladie », affirme-t-il, confiant. Le nombre de nouvelles contaminations, rappelle-t-il, a ainsi chuté de 48% par rapport à 2005, année qui représente le pic de l’épidémie.

À l’heure actuelle, 36,7 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, la majorité d’entre elles, soit 25 millions, sur le continent, dont 11 millions qui n’ont pas accès à un traitement. Avec d’importantes disparités : 6 millions de séropositifs en Afrique centrale et de l’ouest, contre 19 millions en Afrique australe et de l’est.

Des progrès considérables

Un chiffre qui ne doit pas faire oublier les progrès considérables réalisés en quelques années dans cette zone. « L’Afrique de l’Est, où l’épidémie était la plus virulente, s’est vu allouer d’importantes ressources financières pour lutter contre la maladie », selon Michel Sidibé.

Le cas le plus remarquable est celui de l’Afrique du Sud, où le nombre de personnes sous traitements est passé de 90 en l’an 2000 – quand le président Thabo Mbeki doutait de la réalité de l’épidémie – à 4 millions dernièrement. Par ailleurs, au Swaziland, désormais, 90% des séropositifs sont sous traitement.

L’Afrique de l’Ouest concentre désormais 90% des nouvelles contaminations

À l’autre bout du continent, l’Afrique de l’Ouest « est désormais un peu à la traîne au niveau des traitements, notamment au niveau de la prévention pour les enfants, déplore Charlotte Sector, porte-parole de l’Onusida. Cette dernière année, on y a même noté une hausse de 35% des morts liées au sida chez les adolescents de 15 à 19 ans ». Signe d’un phénomène plus général : si la mortalité descend partout sur le continent, elle augmente chez les adolescents, et notamment chez les jeunes filles.

De plus, « l’Afrique de l’Ouest concentre désormais 90% des nouvelles contaminations », surenchérit Michel Sidibé, qui appelle à cibler désormais les grandes villes. En Côte d’Ivoire, où doit avoir lieu le prochain sommet sur la lutte contre le sida début décembre, sept enfant séropositifs sur dix vivent à Abidjan.

La faiblesse du système communautaire de santé en Afrique de l’Ouest est rendu responsable de ce décalage. Un défaut auquel Onusida entend pallier en annonçant la formation prochaine de 2 millions d’agents de santé communautaires partout en Afrique, en se basant sur l’expérience du Rwanda et de l’Ethiopie, laquelle n’a pas hésité à former 35 000 de ses agents.

Journal Ukuri- vol.106

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