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Burundi: Un collectif d’organisations pro-régime s’en prend à l’UE

Bujumbura avait accusé l’Union européenne (UE) de vouloir déstabiliser les institutions burundaises, depuis 2014 ; "fausses accusations" que l’UE a, pour sa part, récusées, dans un communiqué rendu public mercredi.

Le Collectif des organisations pour le développement intégré de la population (CODIP), a accusé l’Union européenne de se mêler de la politique du pays.

« Le CODIP est surpris par l’attitude de l’UE qui se mêle de la politique d’un Etat souverain et indépendant comme le Burundi », a déclaré Déogratias Habonimana, Représentant légal du Codip, dans un communiqué, rendu public jeudi à Bujumbura.

Réputé proche du pouvoir, ce collectif regroupe plus de 8000 associations qui interviennent notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, etc.

« C’est regrettable que l’UE puisse se mêler ouvertement de la politique du Burundi, pays indépendant », lit-on dans le même document.

Tenant compte de la paix qui règne au Burundi, ce collectif demande, en outre, aux acteurs politiques Burundais en exil de « rentrer pour participer à la réforme de la Constitution et à la préparation des élections de 2020 ».

Dans un communiqué de presse rendu public lundi, Bujumbura avait accusé l’UE de vouloir déstabiliser les institutions burundaises, depuis 2014. Mercredi, l’UE a, pour sa part, récusé ces «fausses accusations » de Bujumbura, dans un communiqué.

Les relations entre Bujumbura et l’UE sont au plus mal depuis près de deux ans. En mars 2016, l’UE a suspendu son aide directe au gouvernement burundais. Cette aide représentait 20% du budget du Burundi.

Depuis deux ans, le Burundi est secoué par une grave crise politique et sécuritaire inhérente à la décision du président, Pierre Nkurunziza, de briguer un 3ème mandat que l’opposition et la société civile ont jugé illégal.

Les violences consécutives à cette crise ont fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 400.000 personnes à fuir le pays, selon le dernier rapport du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), publié jeudi dernier

AA


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