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Rwanda : les jeunes appelés à être de grands acteurs dans la lutte contre l’idéologie du génocide

                                   

La Première Dame du Rwanda S.E Jeannette Kagame au Kwibuka23 Café Littéraireà Kigali.

Au moment où le Rwanda commémore toujours la tragédie du génocide contre les Tutsis  de 1994 sous le thème « Commémorons le génocide des tutsi, combattons l’idéologie du génocide, fortifions notre progrès » les jeunes  ont été invités à lire et à écrire des livres sur le génocide contre les Tutsis, à en savoir plus sur ce sujet et combattre son déni.

Cet appel a été lancé ce jeudi à Kigali, lors de la deuxième édition du Café littéraire sur le génocide et son idéologie, une rencontre annuelle organisée par la Commission Nationale pour la Lutte contre le Génocide (CNLG) en partenariat avec la bibliothèque publique de Kigali.

Au cours de cet évènement, la Première Dame du Rwanda Jeannette Kagame, a fait savoir que le leadership du pays fait tout  le possible pour réconcilier les peuples et que la coexistence a été prouvée possible.

Cette rencontre littéraire a rassemblé l’auteure Esther Mujawayo et le journaliste Yann Gwet qui ont déjà écrit et publié sur le génocide contre les Tutsis, des étudiants universitaires, chercheurs et représentants des différentes institutions et un public  investi dans la réflexion de lutte contre l’idéologie du génocide.

Mujawayo qui vit en Allemagne, survivante du génocide et auteure des ouvrages sur le genocide, "SurVivantes", et "La fleur de Stéphanie", met  au défi les jeunes à reconnaître la différence entre le passé et le présent et de tirer le meilleur parti de l'environnement actuel.

"Tout d'abord, les valeurs ont été brisées, des femmes jamais tuées auparavant, les églises étaient sacrées, mais tout cela ont été détruit pendant le génocide. Je me demandais comment les jeunes pouvaient savoir que le Rwanda avait de belles collines, une bonne culture et des valeurs. Voilà la raison pour laquelle j’étais poussée à écrire ", a-t-elle raconté.

                               

Sandrine Umutoni , Directrice générale de Imbuto Foundation, Mme Esther Mujawayo auteure des ouvrages, de La fleur de Stephanie & SurVivantes et Yann Gwet, et journaliste pour le Monde & Jeune Afrique.

"La semence de la haine a été semée et la semence pour désintoxiquer doit être semée par l'éducation. Les parents devraient être ouverts et dire à leurs descendants la vérité d'une manière claire », a-t-elle renchéri.

Quant à Dr Jean Damascène Bizimana, Secrétaire exécutif de la CNLG a réaffirmé que les jeunes jouent un grand rôle dans la lutte contre le déni du génocide.

«Nous réunissons des écrivains et des chercheurs principalement des jeunes, pour qu'ils connaissent l'histoire du génocide. Nous nous attendons à ce qu'ils participent à la lutte contre le déni du génocide, l'une des grands obstacles les plus graves auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui ", a-t-il déclaré.

Au cours de cet évènement, Yann Gwet, journaliste d’origine camerounaise et chroniqueur au quotidien français « Le Monde » et au Jeune Afrique, a déclaré que « chaque génération devrait découvrir sa mission et l'accomplir ».

Il a ainsi appelé les jeunes à être formateurs d'un bon avenir.

Les étudiants qui participaient à ce Café littéraire, ont aussi salué l’organisation de cet l'événement, disant qu'ils ont compris l’appel et sont motivés à agir.

"Ce que le gouvernement fait, nous inspire et les semences semées porteront certainement de bons fruits », a déclaré Jean Michel Rwibutso, un étudiant à l'université de Kigali.  

« Nous sommes au courant de tout ce que vous faites pour nous comme future génération. Nous vous promettons de ne pas vous décevoir et d’être les défenseurs de l’unité et du développement de notre pays», a souligné le jeune étudiant.

                               

interaction d'un jeune participant avec les auteurs pendant la rencontre

 Par Gilbert Cyiza


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